Les scientifiques qui font voler des drones pour observer la faune perturbent sans s'en rendre compte la santé des ours noirs, affirment des chercheurs de l'Université du Minnesota dans la revue Current Biology.

Ces appareils sans pilote donnent un accès exceptionnel aux animaux, puisqu'il est possible de les suivre dans des régions difficiles d'accès ou d'effectuer un décompte de leur population.

Cependant, quand il s'agit des ours, les universitaires ont remarqué que le rythme cardiaque des mammifères augmentait au moment de la venue d'un drone, même pendant leur état d'hibernation.

Le battement cardiaque des ours pouvait grimper de 400 % à chaque survol, en particulier chez une femelle accompagnant ses deux petits. « Il était évident que nous observions une réaction de stress aiguë », explique le chercheur principal de l'étude, Mark Ditmer.

Selon les scientifiques, les ours réagissaient au bourdonnement des drones dont le bruit pouvait varier selon la hauteur des appareils et de la vitesse du vent.

Pour obtenir ces données, les universitaires ont fait voler des drones à une vingtaine de mètres au-dessus des ours qui étaient munis d'un collier GPS et portaient un moniteur de fréquence cardiaque. Ils ont ensuite récupéré les informations quand les ours somnolaient l'hiver.

Selon les chercheurs, le stress aide les animaux à se protéger en cas d'urgence, mais peut provoquer des maladies si cet état d'inquiétude dure trop longtemps.

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