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Le Canada doit changer sa façon de prendre des décisions énergétiques, dit un rapport

Le Canada doit changer la manière dont les décisions sur les questions d'énergie sont prises s'il veut regagner la confiance du public, conclut un rapport du projet Énergie positive, de l'Université d'Ottawa et de la Canada West Foundation (CWF).

L'équipe de recherche a interrogé des résidents, des représentants des pouvoirs publics et des leaders d'opinion dans six provinces afin de mieux comprendre la perspective communautaire des débats sur l'avenir énergétique du pays.

« L'opposition locale n'est pas limitée aux pipelines et sables bitumineux, et ce n'est souvent pas une question de changement climatique, soulignent les auteurs du rapport. D'autres facteurs sont bien plus importants, notamment la sécurité, la nécessité, la répartition des avantages, les impacts environnementaux locaux, les pratiques restrictives de consultation et de communication, ainsi que le rôle de la communauté locale dans le processus décisionnel. »

Les recherches ont aussi révélé des niveaux de confiance « constamment faibles » envers les décideurs dans ce genre de projet : 62 % des personnes interrogées ont déclaré qu’ils ne font pas confiance aux pouvoirs publics pour prendre des décisions sur les projets d’énergie.

« Un point semble très clair : l'époque où les décisions sont prises par une élite centralisée est révolue », conclut le rapport.

Les auteurs du rapport avouent qu'il n'y a pas de solution universelle et suggèrent aux responsables des politiques, planificateurs et organismes de réglementation de « faire preuve de créativité » pour regagner la confiance des Canadiens.

Chaque collectivité est unique. Il faut donc concevoir un système décisionnel qui garantit que les collectivités sont écoutées.

Trevor McLeod, Canada West Foundation

« Il pourrait s’agir de leur offrir des postes au sein des conseils d’administration d’organismes de réglementation, les gens veulent voir des gens qui leur ressemblent dans les postes de décisionnaires », note Monica Gattinger, professeure à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire sur l’énergie positive.

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