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Le Canada est le « pays le plus admiré au monde », réplique Harper à Chrétien

Le chef conservateur esquive les attaques de l'ancien premier ministre libéral Jean Chrétien, qui lui reprochait hier sa réaction froide et dure à la crise des migrants. Stephen Harper rétorque que le Canada est « le pays le plus admiré et respecté au monde ».

Un texte de Marie-Ève Maheu

Jean Chrétien a affirmé, dans une lettre ouverte publiée dans les médias samedi, avoir « honte » de Stephen Harper. Il l'accuse d'avoir terni, en moins de 10 ans, « une réputation internationale exceptionnelle » que le Canada a mis des décennies à bâtir.

Rien pour ébranler M. Harper, qui a réagi de manière très succincte et posée.

La publication de la photo du petit Alan Kurdi, retrouvé mort sur une plage turque, a mis de la pression ces dernières semaines sur le gouvernement Harper. Les conservateurs se sont finalement engagés à présenter un plan pour accélérer le processus d'accueil de réfugiés au Canada.

Questionné à ce sujet, Stephen Harper n'a pas précisé quand viendra ce plan ni combien de réfugiés syriens pourront être accueillis au pays d'ici la fin de l'année.

Le chef conservateur a toutefois indiqué que les Canadiens devront se faire à l'idée que « peu importe le nombre de réfugiés qui sont accueillis dans le monde, la vaste majorité des gens touchés par la crise vont rester dans leur région et auront besoins d'aide humanitaire ».

Ottawa a annoncé hier la création d'un fonds d'aide d'urgence pour les Syriens. Le fédéral va doubler les dons faits par les Canadiens pour la Syrie jusqu'à un maximum de 100 millions de dollars.

M. Harper a aussi rappelé que son gouvernement s'était engagé, en début de campagne, à accueillir 10 000 Syriens de plus d'ici quatre ans. Au total, les conservateurs ont promis d'accueillir 23 000 réfugiés en provenance de Syrie et d'Irak, dont 20 000 Syriens, d'ici la fin 2018.

Harper attaque Trudeau sur les PME

Cette septième semaine de campagne devrait être marquée par l'économie avec la tenue d'un débat sur cet enjeu, jeudi, organisé par The Globe and Mail. Stephen Harper a donné le ton, en attaquant le chef libéral Justin Trudeau sur ses déclarations au sujet des petites et moyennes entreprises (PME).

M. Trudeau a affirmé la semaine dernière « qu'une proportion importante des petites entreprises ne sont, en fait, pour des Canadiens plus riches, qu'un moyen de payer moins d'impôts ».

« Imaginez que quelqu'un qui veut devenir premier ministre comme Justin Trudeau dise et refuse de se rétracter qu'un fort pourcentage des petites entreprises ne sont qu'une façon pour les Canadiens riches de payer moins d'impôt », a dénoncé Stephen Harper, ajoutant que les PME sont la « colonne vertébrale de l'économie canadienne » et créent la majorité des nouveaux emplois.

Stephen Harper a par ailleurs réitéré son engagement de baisser les taux d'imposition des PME de 11 % à 9 % d'ici quatre ans, comme c'était inscrit dans le budget déposé en avril. Les libéraux et les néo-démocrates ont fait la même promesse.

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