Le Canada serait l'un des meilleurs pays où vivre, selon l'Indice de progrès social 2016. Il se classe juste derrière la Finlande en ce qui a trait aux soins de santé, à l'éducation, au logement, à la sécurité, au respect des droits et à la tolérance, notamment.

Un texte de Ximena Sampson

C'est avec l'accès à l'éducation supérieure que le Canada obtient les meilleures notes. Dans ce domaine, il surpasse les performances des pays d'un niveau de richesse similaire, notamment en ce qui a trait au nombre d'universités reconnues internationalement, au nombre d'années que les femmes passent à l'école et au pourcentage d'étudiants qui fréquentent de grandes universités.

Le Canada obtient aussi de très bonnes notes en ce qui concerne les droits de la personne, soit la liberté d'expression et d'association et les droits politiques, ainsi qu'en ce qui a trait à la tolérance à l'endroit des religions et de la diversité sexuelle, ainsi que l'intégration des immigrants.

Par contre, l'environnement est l'un des points faibles du Canada, surtout à cause de la quantité d'émissions de gaz à effet de serre produits, le bas niveau de traitement des eaux usées et la faible protection de la biodiversité.

Point surprenant, parmi les pays développés, le Canada obtient un mauvais score sur la mobilité, puisque 81 % des Canadiens ont un téléphone mobile comparativement à 100 % des Américains, des Britanniques et d'autres citoyens de pays occidentaux. Sur cet aspect, le Canada se classe au 102e rang mondial.

« Dans la littérature scientifique, l'accès à la téléphonie mobile est reconnu comme un indicateur du progrès social, dans la mesure où il témoigne de l'accès à l'information et à la communication », explique Michael Green, directeur général de Social Progress Imperative, qui est à l'origine de l'indice.

Parmi les pays au sommet du classement, les différences sont minimes, souligne Michael Green.

Les forces et les faiblesses d'un pays sont calculées en comparaison avec un groupe de pays ayant un PIB similaire au sien. Certains États s'en tirent très bien par rapport à leur groupe. C'est le cas notamment du Costa Rica, de la Moldavie, de l'Uruguay et du Népal.

À l'inverse, d'autres pays, malgré un PIB relativement élevé, enregistrent très peu de progrès social, se situant bien en deçà de leur groupe. On y trouve beaucoup d'États riches en ressources naturelles, entre autres, l'Arabie saoudite, le Koweït, l'Irak et la Russie. Mais on y trouve aussi des pays en proie à la guerre, comme l'Afghanistan ou la République centrafricaine.

Pourquoi certains pays se débrouillent-ils mieux que d'autres? Cela s'explique par plusieurs facteurs, soutient Michael Green, directeur général de Social Progress Imperative. « Les pays qui ont mis l'accent sur tous les aspects du progrès social et non seulement sur les besoins de base s'en tirent mieux », explique-t-il. Les autres facteurs déterminants sont l'investissement à long terme ainsi que la volonté politique.

On remarque aussi que la plupart des pays obtiennent la note de passage en ce qui concerne les besoins de base. Il faut dire que la réduction de la mortalité infantile et de la malnutrition ainsi que l'accès à l'eau potable font partie des objectifs du millénaire pour le développement fixés par l'ONU en 2000. L'aide internationale a mis l'accent sur ces aspects au cours des 15 dernières années.

Par contre, c'est en ce qui concerne les droits de la personne, la tolérance et l'accès à l'éducation supérieure qu'il y a le plus de progrès à réaliser. C'est dans le respect des droits de la personne que la note mondiale est la plus basse, soit à peine 39,15.

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