Retour

Le Canada viole le droit fondamental à l'eau potable, dit Human Rights Watch

L'organisation internationale de défense des droits de la personne Human Rights Watch (HRW) accuse le Canada de s'être dédouané de son obligation de garantir l'accès à l'eau potable aux Premières Nations et demande aux gouvernements fédéral et provinciaux de « prendre des mesures urgentes pour assumer leur rôle dans cette crise ».

Dans un rapport publié mardi, HRW dit que le Canada « s'est abstenu d'adopter des réglementations pour les réserves des Premières Nations, ou de fournir une surveillance équivalente, alors que tous les autres Canadiens bénéficient de ces protections [ce qui] est discriminatoire et viole les droits des personnes des Premières Nations à l'égalité devant la loi », est-il précisé. 

Selon Santé Canada, en mars 2016, 133 avis concernant la qualité de l'eau potable étaient en vigueur dans 89 communautés des Premières Nations à l'échelle du Canada, en excluant la Colombie-Britannique où les responsabilités en matière de conception, de gestion et de prestation des programmes de santé à l'intention des Premières Nations sont de responsabilité provinciale depuis 2013.

« Des générations d'habitants des réserves des Premières Nations ont grandi sans eau propre, saine et potable », conclut la chercheuse et auteure du rapport Amanda Klasing. « Le nouveau gouvernement a affirmé qu'il était déterminé à l'égard du changement. Il est temps maintenant de passer à l'action », écrit-elle. 

Des représentants de HRW ont mené une enquête sur l'accès à l'eau potable dans cinq communautés de l'Ontario : Shoal Lake, Neskantaga, Grassy Narrows, Batchewana et Six Nations of the Grand River.

Ils y ont recensé de nombreuses personnes souffrant de problèmes liés à des infections de la peau, de l'eczéma, du psoriasis, ou d'autres problèmes de peau, qui, selon eux, étaient associés à la qualité de l'eau dans leurs maisons.

Des familles ont aussi affirmé qu'elles limitent le nombre de bains ou de douches que prennent leurs enfants afin d'éviter l'exposition à de l'eau insalubre.

« L'eau contaminée et les installations défectueuses dans les réserves des Premières Nations en Ontario mettent en péril la santé des résidents, engendrent une surcharge de travail pour les parents et les personnels soignants, et exacerbent d'autres problèmes dans les réserves », constate Amanda Klasing.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine