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Le candidat à la direction du PC Brad Trost tient à nouveau des propos controversés

Le député saskatchewanais et candidat à la direction du Parti conservateur du Canada, Brad Trost, sème de nouveau la controverse. Mercredi, à Toronto, il a dressé un parallèle entre les pensionnats autochtones et l'éducation sexuelle en Ontario, estimant que dans les deux cas, les droits des parents ont été brimés.

Un texte d'Omayra Issa

« Le principe est le même, oui », a-t-il proclamé lors d'une manifestation contre le programme d'éducation sexuelle ontarien. « La violation la plus tragique, d'un niveau plus important de ce dont il est question ici, la violation la plus tragique de l'histoire canadienne, la violation des droits des parents, est les pensionnats autochtones. Je crois que le problème à la base était le même, même si je soutiendrais que le niveau de gravité est moins important ici, c'est le même principe. »

L'an dernier, l'Ontario a mis à jour son programme d'éducation sexuelle pour la première fois depuis 1998. Le sexe anal, la fellation, le cunnilingus et le sextage (les messages texte à caractère sexuel) font partie du programme dès la 7e année. En outre, les élèves ontariens apprennent que non veut dire non à partir de la 2e année, et qu'une famille peut avoir deux papas ou deux mamans, à partir de la 3e année. La révision du programme avait suscité une vague de protestation dans la province.

Questionné sur la pertinence de sa présence lors d'une manifestation portant sur un domaine de compétence provinciale, Brad Trost a déclaré qu'il a consulté un professeur de droit constitutionnel pour savoir si le programme pose un problème au niveau des droits civils.

« En fait, il est question de compétence fédérale ici, a-t-il affirmé. Le gouvernement fédéral a la capacité d'intervenir. À mon avis et selon la perspective des gens présents ici aujourd'hui, le gouvernement provincial est en train d'outrepasser sa juridiction et d'interférer avec les droits des gens. Le droit fondamental d'éduquer leurs enfants comme ils l'entendent. »

Brad Trost n'est pas étranger à la controverse. La semaine dernière, il a lancé une publicité dans les médias sociaux qui décrit le mariage comme l'union entre un homme et une femme. Le député de Saskatoon-University continue de défendre une définition traditionnelle du mariage malgré le fait que les militants conservateurs aient voté en mai dernier pour le retrait du programme du parti d'un article qui s'opposait aux mariages de conjoints de même sexe.

Le candidat a aussi indiqué qu'il a l'intention d'inclure dans son programme des mesures qui rouvriraient le débat sur l'avortement.

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