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Le cantinier de la série Ruptures, déclaré mort, est toujours dans le coma

Contrairement à ce qu'avait diffusé l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son (AQTIS), l'assistant cantinier Carl Shunamon, qui travaillait pour la série Ruptures, n'est pas mort des suites d'un accident de voiture. Il repose toujours dans un état critique à l'Hôpital général de Montréal, a confirmé sa famille.

Avec les informations de Pascal Robidas et de Marie-Ève Maheu

L'AQTIS a publié, lundi en soirée, un communiqué pour s'excuser d'« avoir annoncé, sur la foi d'une information inexacte qui lui a été transmise supposée digne de foi, le décès de Carl Shunamon et d'en avoir relayé la diffusion sur Internet ».

Le syndicat a fait état lundi matin de la « mort tragique » du technicien Carl Shunamon, et a indiqué que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) enquêtait.

La maison de production de Fabienne Larouche, Aetios, qui produit Ruptures, s'était dite attristée d'apprendre la mort d'un de ses travailleurs et avait offert ses condoléances aux proches.

La famille de Carl Shunamon a contacté Radio-Canada pour rectifier les faits. Sa mère, Loïc Hélène Gros-Désormeaux, a indiqué que son fils est dans le coma sous « respirateur artificiel, mais toujours parmi [eux] ». La journée a été pénible, dit-elle. Elle souhaite que la famille puisse vivre sa peine en privé et demande au syndicat de ne pas se servir de son fils pour défendre sa cause. 

La CSST enquête sur l'accident

Le 30 août dernier, Carl Shunamon avait quitté en voiture le plateau de tournage de Ruptures, afin d'approvisionner l'équipe en nourriture. Il aurait alors fait une fausse manoeuvre et percuté un muret de béton dans le tunnel Ville-Marie, vers 16 h. Son véhicule a pris feu sous la force de l'impact. L'homme de 34 ans a été transporté à l'Hôpital général de Montréal, où il est traité.

« Dès que l'AQTIS a été informée de ce tragique accident, nous avons demandé à la production de remplir une déclaration d'accident de travail, nous avons contacté la famille pour obtenir une procuration nous permettant de la représenter. Nous avons aussi avisé la CSST de l'accident qui, selon notre enquête préliminaire, est en lien avec le travail. Un inspecteur devra faire enquête dès demain pour établir les faits et évaluer la responsabilité de l'employeur », affirmait l'AQTIS dans le communiqué signé par son président, Bernard Arseneau.

Aetios confirme que la CSST enquête, mais souligne, pour sa part, que l'accident a eu lieu à l'extérieur du plateau de tournage, entre deux services de collations à l'équipe.

L'AQTIS se montre très critique des conditions d'enregistrement sur le plateau de la série Ruptures, qui est produite par Aetios. Le tournage a été interrompu vendredi dernier, en raison du débrayage des techniciens, qui se plaignaient notamment du rythme de travail. Un des leurs avait dû être transporté à l'hôpital après avoir eu un malaise, ce qui avait fait déborder le vase. L'AQTIS avait recommandé aux techniciens de quitter le plateau.

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