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Le Cap-Breton accueille plus de touristes grâce à Donald Trump

La région du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, accueille plus de touristes américains cette année, et c'est grâce à Donald Trump, en quelque sorte, selon des intervenants.

Le livre de visite au centre d'information touristique de Baddeck a été signé par de nombreux touristes américains provenant d'endroits aussi variés que New York, le Connecticut ou la Floride. Ally Harvie, qui travaille au centre d'information depuis quatre ans, précise que le nombre de visiteurs provenant des États-Unis est plus élevé de 5 % à 10 %, selon le jour, comparativement à l'an dernier. Elle dit que leur intérêt pour le Cap-Breton est lié à Donald Trump, candidat républicain aux États-Unis.

Depuis février, un site Internet lancé par Rob Calabrese propose aux Américains qui seraient déçus de l'élection de Trump à la présidence de déménager au Cap-Breton. Le site a suscité beaucoup d'intérêt. Le réseau CNN a d'ailleurs envoyé une équipe au Cap-Breton.

Dans le cas de Michael Riesch et Lily Jarman-Riesch, des résidents de Baltimore qui ont visité la Nouvelle-Écosse il y a 15 ans, la possibilité d'y déménager est bien réelle. Mme Jarman-Riesch affirme qu'ils quitteront les États-Unis si Trump devient président. Ils discutent ces temps-ci de l'endroit où ils iraient s'établir.

Bien qu'ils aiment leur voyage au Cap-Breton, ils estiment que c'est une région isolée et où l'hiver est rude. Ils ajoutent que le climat à Vancouver leur apparaît plus tempéré.

Leur passage au Cap-Breton cet été s'inscrit toutefois dans une tendance à la hausse du tourisme. Le nombre de nuitées vendues en Nouvelle-Écosse a augmenté de 3 %, comparativement aux six premiers mois de 2105. Au Cap-Breton, la hausse est de 16 %. De plus, le nombre de touristes américains dans la province est en hausse de 12 %.

Pour le moment, peu d'Américains emménagent dans la région. Karen Gillies, de l'agence immobilière Cape Breton Realty, dit qu'elle a reçu beaucoup de demandes d'information à la suite du lancement du site Internet de M. Calabrese, mais que cela n'a pas augmenté les ventes de propriétés.

Par contre, Danielle MacSween, une avocate de Sydney spécialiste de l'immigration, dit qu'elle est occupée par les demandes d'Américains qui veulent s'installer au Cap-Breton, ajoutant que c'est grâce à l'engouement créé par le site de M. Calabrese. Elle compte parmi ses clients six couples d'Américains qui espèrent s'établir au Cap-Breton si leur demande d'immigration est acceptée.

L'Américaine Sher LeBay connaît bien cette situation. Elle a quitté l'Arizona en mai, mais elle ne peut rester au Cap-Breton que six mois, en vertu des lois canadiennes en matière d'immigration. Elle dit qu'elle aimerait rester plus longtemps. Elle souligne que la région a besoin d'immigrants pour relancer son économie.

Mme LeBay ajoute qu'elle n'avait pas entendu parler du site Internet lorsqu'elle a décidé de déménager, mais elle reconnaît que les tensions aux États-Unis l'ont incitée à partir. Elle affirme qu'elle ne voulait pas vivre dans un climat de tensions raciales.

D'après le reportage de Sabrina Fabian

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