Les portes ont été verrouillées au Centre jeunesse de Laval, à la demande de la direction de l'établissement. La décision du centre jeunesse intervient à la suite de plusieurs fugues de jeunes filles résidant à l'édifice du boulevard Cartier Ouest, à Laval.

La ministre déléguée à la Protection de la Jeunesse, Lucie Charlebois, a ainsi fait volte-face après avoir déclaré la semaine dernière qu'elle n'avait pas le pouvoir d'ordonner au centre jeunesse de barrer ses portes. « On a vérifié, ils ne contreviennent pas à la loi », explique la ministre Charlebois.

« La raison, c'est pour tenir les jeunes calmes en ce moment, parce que les médias parlent de ça partout, poursuit-elle. [...] Ça crée une certaine nervosité. »

La ministre ajoute que la mesure est révisée deux fois par jour. « Les personnes qui doivent sortir peuvent le faire, ajoute-t-elle. [Elles] peuvent aller chez leurs parents, ils peuvent sortir. »

Les parents d'anciennes fugueuses du Centre jeunesse de Laval sont ravis de ce nouveau développement. « Hier après-midi, on a eu un appel dont on était vraiment contents, explique l'une de ces mères, Josée Chaput. « La chef de service nous a contactés pour nous dire que dorénavant les portes de la réception seraient barrées. [...] C'est un gros pas de fait. »

Mme Chaput a également indiqué que les « plans des filles seront révisés ».

La ministre Charlebois voudrait aussi mieux encadrer l'utilisation des téléphones cellulaires au centre jeunesse, puisque c'est de cette façon que les adolescentes ont accès aux réseaux sociaux et qu'elles sont recrutées. Des modifications à la loi 125, sur la protection de la jeunesse, devront toutefois être apportées pour parvenir à cette fin.

Ces mesures interviennent à la suite de la fugue de cinq jeunes filles en moins de deux semaines au Centre jeunesse de Laval. Certaines s'enfuient du centre jeunesse à répétition et deviennent des cibles pour les gangs de rue.

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