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Le Cirque du Soleil fait de la Chine sa « priorité »

Le président et chef de la direction du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, a la Chine dans sa mire. Il compte y multiplier les investissements au cours des prochains mois, compte tenu du « potentiel incroyable qu'offre le marché chinois ».

Un texte de Laurent Therrien

Le président du Cirque du Soleil s’est envolé vers la Chine lundi, dans l’espoir de conclure de nouvelles ententes avec des partenaires chinois. Le Cirque n’a une présence régulière en Chine que depuis 2015, mais déjà, le marché s’avère très rentable.

« La Chine nous a permis de faire croître notre chiffre d’affaires de 15 % cette année », explique Daniel Lamarre. Le président croit pouvoir porter à 30 % la croissance des revenus du Cirque du Soleil dans les deux prochaines années, uniquement grâce à sa présence en Chine.

Un succès que le Cirque du Soleil attendait avec impatience, après plusieurs années difficiles où il a essuyé des pertes financières et effectué d'importantes réductions de personnel.

Un nouveau spectacle en février

Le Cirque du Soleil va inaugurer son spectacle inspiré du film Avatar à Sanya, une station balnéaire du sud de la Chine, le 1er février prochain. La production sera présentée durant 13 semaines consécutives, ce qui en fait le plus long spectacle non permanent de l’histoire du Cirque.

« Il a fallu construire un aréna à Sanya parce qu’aucune installation n’était disponible. Les Chinois l’ont construit en 88 jours! Ils ont vraiment une vitesse d’exécution exceptionnelle », s’exclame Daniel Lamarre.

Le Cirque du Soleil va aussi lancer son premier spectacle permanent en Chine en 2019, à Hangzhou, une ville de 9 millions d’habitants en voie de devenir l’un des plus importants pôles touristiques du pays.

Sans vouloir donner plus de détails, le président du Cirque du Soleil laisse entendre que d’autres annonces sont à prévoir au cours des mois à venir.

Une entreprise encore très peu connue

De l’aveu même de Daniel Lamarre, le défi du Cirque du Soleil reste de se faire connaître des Chinois.

Ce qui rassure le grand patron de la multinationale du divertissement, c’est que « les consommateurs chinois sont de plus en plus informés et de plus en plus sophistiqués. Les choses changent à une vitesse phénoménale en Chine ».

Le Cirque du Soleil y emploie présentement 300 personnes.

L’entreprise s’est par ailleurs engagée à faire affaire avec des fournisseurs québécois pour ses spectacles dans l’Empire du Milieu. Jusqu’à maintenant, une vingtaine d’entreprises québécoises fournissent de l'équipement et des services au Cirque du Soleil en Chine.

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