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Le comité d'enquête sur le juge Robin Camp commence ses travaux

La première journée d'audience du comité d'enquête du Conseil canadien de la magistrature s'est ouverte mardi pour déterminer si le juge Robin Camp doit être démis de ses fonctions. Ce dernier avait demandé à une présumée victime d'agression sexuelle lors d'un procès en 2014 pourquoi elle n'avait pas « serré les genoux ».

Dans une courte déclaration préliminaire, l'avocat de Robin Camp, Frank Addario, a affirmé devant le comité que le magistrat n'était pas parfait, mais qu'il était un bon juge. Selon lui, Robin Camp est un homme repentant qui s'est éduqué sur les questions d'agression sexuelle. Il a notamment suivi une psychothérapie et a été conseillé par un juge de la Cour suprême et un professeur de droit.

De son côté, la femme à qui le juge avait demandé pourquoi elle n'avait pas « serré les genoux » a dit au comité que les questions du juge Robin Camp l'avaient mise mal à l'aise et l'avaient fait douter lors du procès. Elle a dit avoir eu des pensées suicidaires après les commentaires du juge et elle s'est dite inquiète que d'autres victimes omettent de porter plainte à cause des propos du juge.

Les audiences vont durer encore sept jours et le comité fera ensuite ses recommandations au Conseil canadien de la magistrature et à la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould.

Même s'il est toujours officiellement en fonction, le juge Camp ne peut toutefois plus entendre de causes depuis novembre 2015.

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