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Le confinement est levé dans 4 écoles de Bathurst visées par des menaces

Les autorités policières ont arrêté trois adolescents à Bathurst concernant des menaces qui ont circulé sur des médias sociaux et qui ont mené, lundi matin, à des mesures de confinement dans quatre écoles francophones.

Un code rouge, c'est-à-dire le confinement complet des élèves, a été décrété lundi matin à l'École secondaire Népisiguit (ESN) et à l'École Place-des-jeunes, à Bathurst. Des mesures de confinement moindres ont été décrétées dans deux autres écoles francophones de Bathurst, l'Académie Assomption et la Cité de l'Amitié.

« Il y a eu une mention d'arme à feu dans la menace. On a alors pris les mesures nécessaires pour limiter la menace », explique Ernie Boudreau, le chef de la Force policière de Bathurst.

Les enquêteurs ont depuis arrêté trois jeunes pour des menaces liées à des armes. On ne sait toutefois pas si les suspects fréquentent l'une des écoles mises en confinement.

Ernie Boudreau affire que l'école et les parents ont été mis au courant de l'état de l'enquête. « Ce que je peux vous dire c'est que des jeunes ont été arrêtés à l'extérieur et à l'intérieur de l'école. »

Le confinement a été levé en début d'après-midi.

Selon M. Boudreau, tout s'est déroulé sans problème, malgré une situation prompte à la panique. « Personne n'a été blessé. Tout s'est bien déroulé. Le protocole de mesures [de confinement] a fonctionné parfaitement. »

Une équipe de mesures d'urgence a été déployée à l'ESN pour offrir du soutien aux élèves et aux membres du personnel. Le code rouge décrété à cette école et à l'École Place-des-jeunes voisine a obligé les jeunes à se mettre à l'abri sous leurs bureaux pendant que la menace persistait.

Le chef de police ajoute que la réaction des jeunes a été exemplaire. « Nous avons passé toute les salles de classe de l'école ESN et les jeunes ont fait exactement ce qui était demandé d'eux. Ça rend notre tâche beaucoup plus facile. »

Selon un élève, un exercice de mesures de confinement avait été effectué très récemment, raison de leur bonne conduite.

Des parents s'étaient rapidement rassemblés à l'extérieur des écoles touchées par les mesures de confinement. Ils pouvaient communiquer avec leurs enfants à l'intérieur grâce à leurs appareils électroniques.

« Malheureusement, on a énervé des étudiants et des parents qui étaient venu à l'école et qui voient que la porte est barrée et que la police est sur les lieux. C'est très énervant pour un parent. »

Nadia Roy Duguay est la mère d'une jeune fille de 11e année de l'école ESN. « Elle nous a envoyé un texto assez dérengeant pour nous dire comment elle nous aimait, donc on savait que c'était une situation assez sérieuse. Tu te sens terriblement impuissant. »

Elle s'est tout de suite dirigé vers l'école où elle a pu avoir plus d'information et d'où elle a pu suivre l'évolution de la situation. Selon elle, la sécurité était suffisante et les procédures bien suivies.

L'enquête se poursuit.

D'après des renseignements de François Vigneault

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