Retour

Le conseil du PQ se conclut sur fond de nationalisme économique

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a clos le conseil national du parti prononçant un discours-fleuve portant sur un unique sujet, le nationalisme économique québécois.

La proposition économique visait notamment les sièges sociaux.

« Un gouvernement du Parti québécois agira rapidement pour que la rétention des sièges sociaux stratégiques soit une des missions explicites d’Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec », a affirmé Jean-François Lisée.

On ne veut plus revivre de Rona.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Le chef du PQ a également promis de faire adopter le plus rapidement possible, si son parti accède au pouvoir, un « Buy Québécois Act » pour favoriser l'achat des produits québécois, un modèle inspiré de celui américain.

« Les États-Unis signent des accords de libre-échange et, en plus, ils ont le Buy American Act. Le gouvernement du Parti québécois va introduire, dès son élection en 2018, une politique d’achat québécois, de contenu québécois, partout où c’est possible », a déclaré dimanche le chef du PQ dans un communiqué.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, Nicolas Marceau, a par ailleurs reçu un double mandat, soit de trouver de meilleurs moyens pour qu'une partie des montants déposés dans le Fonds des générations puisse stimuler la croissance économique québécoise et « d'élaborer la politique d’achat québécois la plus robuste possible ». Le tout en consultant « des acteurs économiques et des experts » et en analysant « ce qui se fait ailleurs ».

La suite

Le conseil national du PQ, qui se déroulait cette fin de semaine, devrait permettre par la suite au Parti québécois de s’entendre sur une proposition claire dans différents domaines pour le congrès prévu en septembre.

Les membres auront alors la possibilité d'analyser et d'amender la proposition présentée dans le document, qui inclut plus de mille engagements électoraux sur une grande diversité de sujets.

La proposition principale doit ensuite être entérinée en septembre, avant de devenir la base du programme du parti. C'est à ce moment que le nouveau chef fera face à son premier vote de confiance.

Le PQ plus à même de gouverner, selon Martine Ouellet

Pour la députée de Vachon, Martine Ouellet, le Parti québécois serait le parti le plus à même de gouverner en 2018 avec la proposition principale présentée samedi par Jean-François Lisée au conseil national.

En clarifiant sa position au sujet du pétrole et en lançant la proposition principale qui deviendra le programme officiel du PQ à l’automne 2017, Jean-François Lisée positionne le parti comme le plus rassembleur au sein des formations politiques québécoises, croit celle qui a brigué la direction du PQ en 2016.

Ce qui est important, c’est que le Parti québécois est le mieux placé pour rassembler et pour gouverner en 2018.

Martine Ouellet, députée de Vachon

Sa candidature au Bloc québécois

Questionnée sur son intérêt à briguer la direction du Bloc québécois, la députée de Vachon a défendu avec vigueur la possibilité d'occuper à la fois ses fonctions de députée et une éventuelle fonction de chef du Bloc québécois.

Si certains de ses collègues jugent que la fonction de député requiert de s'y consacrer à temps plein, Martine Ouellet rappelle qu’elle ne serait pas la première à combiner des fonctions de député et de chef de parti.

Je peux vous nommer François Legault, Jean-François Lisée, Philippe Couillard, Françoise David [...] C’est sûr que c’est une tâche qui est plus grande, c’est certain.

Martine Ouellet, députée de Vachon

À cet effet, elle rappelle avoir occupé à la fois ses fonctions de ministre des Ressources naturelles et de députée au sein du gouvernement de Pauline Marois entre septembre 2012 et avril 2014.

L'avantage d'une représentation aux deux ordres de gouvernement

Pour Martine Ouellet, le dossier du pipeline Énergie Est démontre l'importance pour le Québec « d'avoir un pied dans les deux paliers [fédéral et provincial] » avec un projet dont les enjeux environnementaux sont de compétence fédérale.

Elle fait valoir qu'une représentation québécoise au sein de partis fédéraux et provinciaux constituerait un avantage pour défendre les enjeux de cette nature.

Ce dossier-là [Énergie Est] est de compétence fédérale, mais ses impacts et risques environnementaux sont au Québec.

Martine Ouellet, députée de Vachon

La députée de Vachon confirme « qu’il y a un intérêt » pour jouer ce rôle, mais dit poursuivre sa réflexion jusqu’au 4 février, date à laquelle se tient le conseil général du Bloc québécois, lors duquel seront entérinées les modalités de la course à la direction du parti.

Avec les informations d'Hugo Lavallée et Martine Biron

Plus d'articles

Commentaires