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Le controversé blogueur Roosh V à Toronto malgré des manifestations

Malgré des manifestations, il semble que le controversé blogueur américain Roosh V  a pu donner sa conférence à Toronto tel que prévu. L'auteur donne des conseils aux hommes pour draguer les femmes et a déjà affirmé que le viol devrait être légal dans les espaces privés. Des propos que ses opposants jugent haineux.

En milieu d'après-midi, Roosh V tentait toujours de trouver un espace pour donner sa conférence, mais il a depuis publié une photo sur Twitter où on le voit dans une salle bondée. Il fait face depuis une semaine à l'opposition de résidents et de politiciens de la métropole qui ne le considèrent pas comme le bienvenu.

Une cinquantaine de manifestants étaient réunis devant Queen's Park samedi après-midi pour s'élever contre ce que le blogueur symbolise. Erica, l'une des organisatrices de la manifestation, n'a pas voulu donner son nom pour éviter d'être harcelée sur les réseaux sociaux.

« L'important, ce n'est pas que sa conférence soit annulée, dit-elle. C'est plutôt de parler de la culture du viol, de se rencontrer et de sensibiliser les gens. » Il s'agit d'une culture qui rabaisse les femmes à des objets sexuels, selon elle.

La députée néo-démocrate provinciale, Cherri DiNovo, était présente pour soutenir les manifestants. L'attention médiatique dont Roosh V fait l'objet est tout à fait justifiée à son avis. Elle ne croit pas qu'elle lui soit bénéfique.

« Il faut braquer les projecteurs sur lui parce qu'il fait la promotion d'un crime, explique-t-elle. Demeurer silencieux reviendrait à l'excuser. »

Roosh V a fait l'objet d'une vive opposition à Montréal et à Toronto au cours des dernières semaines. Près de 46 000 personnes ont signé une pétition en ligne pour l'empêcher de donner ses conférences dans les deux villes. Les maires, Denis Coderre, et John Tory, ont également condamné sa venue.

Le blogueur n'hésite pas à utiliser l'attention négative qu'il génère pour promouvoir ses conférences, écrivant notammen sur Twitter qu'il se réjouissait de cette attention médiatique.

Il a tout de même écrit qu'il était éreinté par l'opposition qu'il rencontre au Canada, un phénomène qu'il dit n'avoir vécu nulle part ailleurs. « Je me suis fait traquer comme chien à Montréal », dit-il dans une vidéo publiée en ligne. Il a condamné ces vives réactions qui sont pour lui, un affront à sa liberté d'expression.

D'après le reportage de Joël Ashak

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