Selon un rapport du directeur parlementaire du budget, à Ottawa, la nouvelle flotte de navires qui doit remplacer les frégates vieillissantes coûtera 2,4 fois plus cher que prévu aux contribuables canadiens.

Selon les évaluations de 2008, ces bâtiments de patrouille extracôtiers et de l’Arctique devaient être construits initialement pour 26,2 milliards de dollars, soit 1,7 milliard par navire.

Or, aujourd’hui, souligne le directeur parlementaire du budget, Jean-Denis Fréchette, le coût total de l’opération est passé à 61,8 milliards de dollars, soit 4,1 milliards par bateau, en dollars de l’époque.

Cette évaluation budgétaire comprend les coûts de conception des navires, de leur construction, des pièces de rechange, des munitions et de l’entraînement des équipages.

Les coûts d’opération, de maintenance et de mise à niveau des bateaux pendant leur vie utile n’ont pas été pris en compte dans cette analyse, précisent les auteurs du rapport.

Le poids, les systèmes de combat et les munitions

Selon le bureau du directeur parlementaire du budget, deux facteurs principaux expliquent cette importante augmentation des coûts : le poids du navire et son système de combat.

Le prix des munitions est également responsable de cette flambée du prix des bateaux.

« À l’heure actuelle, chaque missile naval coûte en moyenne 2,3 millions de dollars canadiens. Le coût d’armement d’un contre-torpilleur de la classe Iroquois revient en moyenne à 115 M $ (dollars courants) », souligne le directeur parlementaire du budget.

Présenté en juin 2010 par le gouvernement Harper, le programme de remplacement des 12 frégates canadiennes en service depuis les années 1990 et des 3 destroyers de classe Iroquois hors service prévoit la construction de 15 nouveaux bâtiments ultramodernes et adaptés aux patrouilles dans l’Arctique.

La construction de la nouvelle flotte a été confiée aux chantiers maritimes Irving Shipbuilding, à Halifax. La construction des nouveaux navires doit commencer en 2021.

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