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Le Dakota du Nord dit ne rien pouvoir faire pour limiter l'afflux de migrants

Les autorités frontalières américaines du Dakota du Nord disent qu'elles ne peuvent prendre aucune démarche pour limiter le nombre d'immigrants tentant de traverser la frontière canadienne près d'Emerson illégalement.

Un texte de Thibault Jourdan

Lors d’une conférence téléphonique, le chef de la patrouille des frontières du secteur de Grand Forks, Aaron Heitke, a déclaré que ce problème n’était pas nouveau: « On surveille cela depuis 2010 ».

Mais malgré une hausse constatée du nombre de personnes qui tentent de traverser la frontière à Emerson, il n’y a eu aucune augmentation des moyens, du côté américain, pour faire face à la situation.

« On maintient notre présence sur le terrain, mais nous n’avons pas augmenté les effectifs ni l’utilisation de drones depuis l’aéroport de Grand Forks », a précisé Aaron Heitke.

Aucune raison de les arrêter

Le chef de la patrouille des frontières du secteur de Grand Forks a maintes fois répété que son message se voulait avant tout « humanitaire ». « Cette situation met nos agents en danger. Nous ne voulons pas que quelqu’un [un migrant ou un agent des services frontaliers] meure ».

Aaron Heitke a néanmoins laissé entendre que ses services ne tentaient aucunement de freiner l’afflux des immigrants vers le Canada. « Ils n’ont commis aucun crime, nous n’avons aucune raison de les arrêter aux États-Unis », a-t-il justifié.

Il a cependant assuré que les services frontaliers canadiens et américains coopéraient quotidiennement, notamment par messages radio. « Si nous remarquons des personnes près de la frontière, nous avertissons les services canadiens pour leur donner leur position géographique ainsi qu’une description », rappelant encore une fois que le but était d’éviter un drame humanitaire.

Inquiétudes d’un accroissement du nombre de migrants

Aaron Heitke a, par ailleurs, précisé que les migrants semblent venir de tous les États-Unis, même si une plus grande partie semble venir de la région de Minneapolis. Quant aux voies empruntées, il affirme qu’elles sont multiples: « Certains arrivent par avion », a-t-il ajouté.

Aaron Heitke a cependant reconnu une certaine anxiété quant à une possible augmentation de cet afflux de personnes lorsque le temps s’adoucira: « Nous craignons que le nombre de personnes augmente lorsque le printemps va arriver et que le temps va se réchauffer », a-t-il conclu.

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