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Le décret de Trump sur l’immigration sème la confusion dans les aéroports

L'aéroport John F. Kennedy, à New York, est devenu le théâtre de nombreuses altercations, samedi, lorsque plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans le stationnement du Terminal 4 pour protester contre le décret, adopté par l'administration Trump, interdisant l'entrée au pays des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

D'autres manifestations contre cette mesure se sont déroulées ailleurs au pays, notamment à Washington, à Denver, à New Wark et à Chicago.

Le décret sur l'immigration adopté par l'administration Trump a provoqué un véritable casse-tête pour les autorités aéroportuaires, et pas seulement aux États-Unis. Partout autour du monde, les agents frontaliers et les compagnies aériennes tentent comme ils le peuvent de composer avec ces nouvelles mesures.

En Égypte, par exemple, cinq Irakiens et un Yéménite n'ont pas été autorisés à monter à bord d'un avion en partance pour New York, samedi à l'aéroport du Caire, en vertu du décret signé la veille. Les six voyageurs, qui faisaient escale dans la capitale égyptienne, ont été réorientés vers des vols à destination de leur pays, bien qu'eux aussi aient été en possession d'un visa en règle.

Par ailleurs, le transporteur aérien néerlandais KLM a refusé l'embarquement à sept personnes. « Nous aurions bien aimé les faire voyager avec nous, mais cela n'a pas beaucoup de sens, l'entrée du pays leur aurait été refusée », a affirmé à l'AFP une porte-parole de la compagnie, Manel Vrijenhoek.

Selon KLM, cinq des sept personnes ont pu être prévenues avant leur embarquement. La compagnie a cependant refusé de donner des détails sur la nationalité de ces voyageurs, leur aéroport d'origine ou leur destination.

Il y a une semaine, ils auraient pu voyager sans problème. Ils avaient les papiers nécessaires, mais aujourd'hui, ils n'auraient pas pu entrer dans le pays.

Manel Vrijenhoek, porte-parole de KLM

Un flou persiste quant à la conduite à adopter, explique Mana Yegani, une juriste de Houston membre de l’association des avocats américains pour l’immigration. Avec ses collègues, elle a répondu toute la nuit aux appels de voyageurs munis de visas d'études ou de travail, dont plusieurs ont été renvoyés vers leurs pays.

« Ce sont des gens qui viennent en toute légalité. Ils ont des emplois, ils ont des véhicules ici [...] Juste parce que Trump a signé quelque chose [vendredi] à 18 h, tout est bloqué », explique-t-elle.

Le permis de séjour ne suffit plus

Les résidents permanents des États-Unis, qui détiennent un permis de séjour, devront quant à eux « faire l'objet de contrôles supplémentaires » avant de pouvoir être admis au pays s'ils sont en ce moment à l'étranger, a précisé la Maison-Blanche.

Ce nouveau « contrôle de routine » sera effectué dans une ambassade ou un consulat américain.

Les mesures annoncées vendredi figuraient dans le programme électoral du candidat républicain, qui avait aussi envisagé d'interdire à tous les musulmans de se rendre aux États-Unis.

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, assure que sa décision sera maintenue malgré les problèmes qu’elle engendre. Donald Trump « est un homme d'action et de choc », a-t-elle souligné. « Chose promise, chose due. Il faut bousculer le système et cela ne fait que commencer. »

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