Retour

Le dernier De Vinci privé au coeur d'une controverse aux enchères

Une bataille entre un milliardaire russe et un marchand d'art suisse autour d'une toile de Léonard de Vinci retiendra l'attention lors de l'ouverture, lundi, des ventes aux enchères d'automne à New York.

Salvator Mundi, de l’artiste de la Renaissance italienne, sera mis en vente par la maison Christie’s. Il s’agit du seul tableau, parmi les 20 préservés de Léonard de Vinci, à être encore de propriété privée.

L'œuvre est estimée à 126 millions de dollars, alors qu’elle a été acquise pour seulement 45 livres (75 $ d'aujourd'hui) en 1958. Son authenticité a été attestée en 2005.

C’est le milliardaire russe exilé Dmitri Rybolovlev qui a mis l’œuvre de 65 cm sur 45 cm aux enchères, puisqu’il estime avoir été escroqué par un marchand d’art suisse, Yves Bouvier.

M. Bouvier a initialement acheté la toile chez Sotheby’s pour 80 millions de dollars américains en 2013 et l’aurait revendue à M. Rybolovlev 127,5 millions de dollars.

Une bataille devant les tribunaux est en cours et certains observateurs croient que le milliardaire souhaite prouver, en remettant Salvator Mundi aux enchères, que le prix qu’il a payé était bien au-delà de la valeur réelle de l’œuvre.

La maison Christie’s a refusé de commenter l’affaire, préférant inviter les gens à « se concentrer » sur le caractère « extraordinaire » de l’œuvre d’art.

Ironiquement, Salvator Mundi sera présentée à côté de l’œuvre Sixty Last Suppers [60 Cènes] de l’artiste américain Andy Warhol, estimée à 50 millions de dollars.

Plus d'articles

Commentaires