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Le dernier suspect des attentats en Catalogne abattu

La police catalane confirme avoir abattu Younès Abouyaaqoub, l'homme soupçonné d'avoir été au volant du véhicule qui a foncé dans la foule sur La Rambla, l'avenue la plus touristique de Barcelone, jeudi dernier, faisant 13 morts et plus de 100 blessés.

La cavale du Marocain de 22 ans, qui était recherché par toutes les polices d’Europe depuis l’attentat du 17 août, s’est ainsi arrêtée à Subirats, à 45 km à l’ouest de Barcelone.

Selon des médias espagnols, Younès Abouyaaqoub a été repéré par une résidente de l'endroit en début d'après-midi. Il a pris la fuite dans les vignobles des environs et la police a réussi à le localiser et à l'abattre.

« Nous confirmons que la personne abattue lors de l'incident de Subirats est Younès Abouyaaqoub, auteur de l'attentat terroriste à Barcelone » et accusé d'avoir tué 14 des 15 victimes des attentats en Catalogne, a tweeté la police catalane.

Les forces de l'ordre avaient aussi révélé, plus tôt lundi matin, qu'Abouyaaqoub aurait poignardé un homme pour lui voler son véhicule et prendre la fuite après l'attaque de La Rambla. Le corps de cette 14e victime des attentats a été retrouvé dans un véhicule abandonné à Sant Just.

« De nouveaux indices nous ont permis d'établir un lien entre les faits de Sant Just, où un habitant de Vilafranca a perdu la vie, et l'attaque de La Rambla », a confirmé le responsable catalan des Affaires intérieures, Joaquim Forn, au cours d'une conférence de presse.

La 15e victime, une femme, a été poignardée à Cambrils par l'un des cinq occupants d'une Audi A3 qui a foncé sur la foule dans cette station balnéaire située à 120 km au sud de Barcelone, quelques heures après l'attaque de La Rambla, dans la nuit de jeudi à vendredi. Sept autres personnes ont été blessées.

Les cinq occupants de la voiture portaient de fausses ceintures d’explosifs en plus d’être armés de couteaux et d’une hache. Ils ont été tous les cinq abattus par les forces de l’ordre.

Fait à noter, le premier signalement de Younès Abouyaaqoub à Subirats, lundi, décrivait là aussi « un homme semblant porter une ceinture explosive ». Les policiers ont demandé l’intervention de la brigade de déminage afin de déterminer si cette ceinture était réelle ou factice.

L'attentat au véhicule-bélier de La Rambla a été revendiqué par l'État islamique. Cinquante personnes, dont neuf sont toujours dans un état critique, demeurent hospitalisées après les attentats à Barcelone et à Cambrils.

Un accident prévient un autre attentat

Quatre autres suspects, qui composaient la cellule de 12 djihadistes, ont été arrêtés dans la foulée des attentats de Cambrils et de Barcelone, alors que deux autres auraient péri dans l’explosion accidentelle d’une maison à Alcanar.

L’explosion aurait été causée par des bonbonnes de gaz que les présumés terroristes amassaient dans une résidence en prévision d’un attentat d’une plus grande envergure.

La plupart des membres de la cellule djihadiste étaient issus de la communauté marocaine et vivaient à Ripoll, une petite commune de 11 000 habitants située au pied des Pyrénées, dans le nord de la Catalogne.

Un ancien imam de la ville qui est considéré comme le cerveau de la cellule, Abdelbaki Es Satty, est au nombre de ceux qui sont morts dans l'explosion de la maison d'Alcanar.

« Les restes de l'imam étaient là-bas », a déclaré lundi un porte-parole de la police, Josep Lluis Trapero.

La confirmation de la mort de Younès Abouyaaqoub et de l'imam Es Satty signifie que les 12 personnes impliquées dans les attentats sont mortes ou derrière les barreaux, a poursuivi M. Trapero.

« Mais nous avons dit que nous allons nous pencher sur leurs relations internationales, et cela se fera dans les prochaines semaines », a-t-il ajouté.

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