Le directeur du quotidien Le Devoir, Bernard Descôteaux, a annoncé son départ à la retraite. Celui qui est à la tête du journal depuis 17 ans a indiqué qu'il est « dans le meilleur intérêt de l'entreprise qu'une nouvelle direction prenne [la] relève pour entreprendre un nouveau cycle de développement ».

Bernard Descôteaux croit que l'industrie des médias traditionnels est à un tournant, car les « revenus de publicité baissent de façon brutale ».

Il déplore le manque d'aide du gouvernement, qui « se préoccupe très peu de ce qui se passe dans l'industrie de l'information ».

Un journal enrichi

Il rappelle qu'il a tenté avec ses collègues d'améliorer le quotidien « tout en préservant sa spécificité de journal indépendant qui se consacre à une information de qualité », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Pendant ses années à la direction, « le contenu du journal a été enrichi, de nouveaux cahiers ont été ajoutés à l'édition du week-end, de nouvelles plateformes numériques ont été créées ».

Bernard Descôteaux soutient que le lectorat du journal a augmenté. « On a un avantage, on a des lecteurs qui sont prêts à payer pour avoir le Devoir, mais aussi qui contribuent de leur poche. »

Il explique que le Fonds des grands amis du Devoir a permis au quotidien de recueillir des montants importants.

Une longue carrière

Bernard Descôteaux est à la fin d'une carrière de 41 ans au Devoir. Avant de prendre les rênes du quotidien, il a assumé plusieurs rôles, dont ceux de reporter et de correspondant parlementaire à Québec et à Ottawa, puis celui de rédacteur en chef.

En 2010, il a par ailleurs été fait officier de l'Ordre national du Québec.

Un comité de sélection a été mis en place pour lui trouver un successeur, qui devrait être nommé à l'automne. M. Descôteaux restera en poste jusqu'à ce moment.

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