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Le drapeau russe ne flottera pas aux Jeux olympiques de Pyeongchang

À 65 jours des Jeux de Pyeongchang, mardi, le Comité international olympique (CIO) a annoncé qu'il avait suspendu le Comité olympique russe et que les athlètes russes qui respectent certaines conditions pourront participer aux Jeux sous un drapeau neutre.

Le CIO, qui s’appuyait sur les conclusions de la commission que dirige l’ancien président suisse Samuel Schmid, a donc rejeté l’exclusion pure et simple de la Russie, qui a déjà perdu 11 de ses 33 médailles récoltées à Sotchi, en 2014, dans la foulée du scandale de dopage organisé qui touche le pays.

Les athlètes russes devront toutefois se plier à des exigences strictes. En plus de devoir respecter les standards de qualification de leur sport, ils devront se soumettre aux tests que recommandera un comité indépendant. Aucun athlète déjà disqualifié pour dopage ne sera admissible.

Le CIO prendra les décisions définitives en ce qui a trait aux invitations transmises aux athlètes russes jugés propres. Ces sportifs seront à Pyeongchang sous le drapeau olympique. Ils porteront le titre d’athlète olympique de la Russie.

Le Comité olympique russe devra rembourser au CIO les frais engagés dans ses enquêtes et verser une amende de 15 millions de dollars américains (19 M$ CA) qui servira à renforcer le système antidopage.

Aucun officiel russe ne recevra d’accréditation pour les Jeux de Pyeongchang. Le CIO a réservé sa sanction la plus sévère à Vitaly Mutko, actuel vice-premier ministre et ancien ministre des Sports, et à son sous-ministre Iouri Nagornykh. Ils sont bannis à vie des Jeux olympiques.

La commission exécutive du CIO, réunie à Lausanne, a entendu au cours de la journée les arguments d’une délégation russe dont faisaient notamment partie le président de son comité olympique national, Alexander Zhukov, et la double championne du monde de patinage artistique Evgenia Medvedeva. Le CIO a néanmoins suspendu Zhukov comme membre du CIO.

Le CIO pourrait cependant annuler la suspension du comité national russe à la fin des Jeux de Pyeongchang s'il met en œuvre les décisions annoncées mardi.

Le juriste canadien Richard McLaren a publié l’an dernier un rapport accablant, qui levait le voile sur un dopage institutionnalisé de 2011 à 2015 en Russie. Plus de 1000 sportifs russes auraient ainsi été impliqués dans des manipulations visant à contourner les règles antidopage.

La commission de discipline du CIO a déjà infligé des sanctions à quelque 25 athlètes russes, rétroactivement disqualifiés des Jeux de Sotchi.

En 2016, en vue des Jeux d’été de Rio, le CIO avait laissé les fédérations sportives internationales prendre leurs propres décisions en ce qui a trait à la participation des athlètes russes. Ceux qui avaient pris part à ces Jeux avaient cependant pu porter les couleurs de leur pays.

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