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Le FBI confirme qu'il enquête sur une possible « coordination » entre des proches de Trump et Moscou

Le Federal bureau of investigation (FBI) enquête bel et bien sur les tentatives d'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, et notamment sur une possible « coordination » entre des membres de l'équipe de Donald Trump et Moscou, a confirmé lundi son directeur, James Comey.

« J'ai reçu l'autorisation du ministère de la Justice de confirmer que le FBI, dans le cadre de notre mission de contre-espionnage, enquête sur les tentatives du gouvernement russe de s'ingérer dans l'élection présidentielle de 2016 », a indiqué James Comey devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants.

« Cela inclut des investigations sur la nature de tout lien entre des individus liés à l'équipe de campagne Trump et le gouvernement russe, et pour déterminer s'il y a eu coordination entre la campagne et les efforts russes », a-t-il ajouté. L'enquête cherchera notamment à déterminer si des crimes ont été commis, a-t-il précisé.

L'annonce publique d'une enquête de la police fédérale est un événement rare. Normalement, le FBI refuse même de confirmer que des enquêtes sont en cours.

James Comey et le directeur de la National Security Agency (Agence de sécurité nationale, NSA), l'amiral Michael Rogers, disent cependant n'avoir aucune preuve que l'intervention de pirates russes a permis de modifier les résultats dans des États-clés, comme le Michigan, la Pennsylvanie, le Wisconsin, la Floride, la Caroline du Nord ou l'Ohio.

Le président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, David Nunes, et le premier démocrate représenté dans cette instance, Adam Schiff, ont convoqué MM. Comey et Rogers afin de témoigner dans le cadre de l'enquête que mène leur commission sur le dossier.

Les soupçons d'ingérence russe dans le scrutin présidentiel américain pèsent sur le climat politique depuis des semaines. La Russie rejette ces accusations.

Le premier conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, un fidèle du président, a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de faire part de contacts avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis avant l'investiture de Trump le 20 janvier.

La semaine dernière, de nouvelles informations ont fait surface à propos d'une somme de plus de 65 000 $ que des sociétés liées à la Russie ont versée à Michael Flynn en 2015.

Le secrétaire à la Justice Jeff Sessions a quant à lui été obligé de se récuser de l'enquête de son département après avoir passé sous silence, lors de son audition au Sénat en vue de sa confirmation, deux rencontres avec l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak avant l'élection.

« Pas d'informations » sur une l'écoute que Trump accuse Obama d'avoir ordonnée

Qu'ils soient républicains ou démocrates, beaucoup d'élus du Congrès reprochent aux agences de renseignement de ne pas leur avoir fourni suffisamment d'informations sur les liens avec la Russie ainsi que sur les accusations portées sans aucune preuve par Donald Trump à propos d'une mise sur écoute de la Trump Tower par l'ex-président Obama.

« Le département [de la Justice] n'a pas d'informations soutenant ces tweets » du président, a déclaré James Comey lors de son audition devant des élus du Congrès.

David Nunes avait déjà déclaré sur Fox News qu'il ne pensait pas que ces écoutes aient eu lieu.

Plusieurs autres républicains ont demandé ces derniers jours à Donald Trump de s'excuser pour les accusations qu'il a lancées au fil d'une série de tweets le 4 mars.

Des membres des deux partis menacent de retarder les auditions de confirmation des membres de l'administration tant qu'on ne répondra pas à leurs requêtes d'information.

Interrogé sur ce que la commission attend de l'audience de lundi, Jack Langer, porte-parole de David Nunes, avait dressé une liste substantielle.

« Nous attendons des directeurs Comey et Rogers qu'ils apportent un éclairage sur les mesures actives prises par la Russie pendant la campagne 2016, sur la réponse du gouvernement américain, sur la compilation du rapport du 6 janvier de la communauté du renseignement sur ces événements, et sur les questions annexes concernant une éventuelle surveillance des membres de la campagne de Trump et d'éventuelles fuites d'informations classifiées », a-t-il dit.

La commission du Sénat sur le renseignement a annoncé une audience publique pour le 30 mars. La liste des témoins ne comprend pas encore de responsables du gouvernement.

La commission de la Chambre organisera quant à elle une deuxième audience publique le 28 mars en présence d'anciens hauts responsables, dont l'ex-directeur du renseignement, James Clapper, et l'ex-directeur de la CIA, John Brennan.

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