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Le fils aîné de Trump savait que la Russie voulait intervenir dans les élections

Avant de rencontrer une avocate russe pour obtenir des informations sur Hillary Clinton, Donald Trump fils a été informé par courriel que ces renseignements faisaient partie d'un effort de la Russie pour aider la campagne présidentielle de son père, a révélé lundi le New York Times.

Ce courriel a été envoyé par Rob Goldstone, le relationniste qui a organisé le rendez-vous de juin 2016 entre Donald Trump fils et l'avocate liée au Kremlin.

Le gouvernement russe était la source des informations potentiellement dommageables pour la candidate démocrate, ont indiqué au quotidien américain trois sources qui ont eu accès au courriel.

Un des témoins soutient toutefois qu'il ne sait pas clairement si M. Goldstone connaissait l'origine des renseignements ou s'il était une simple courroie de transmission.

Rob Goldstone soutient avoir organisé cette rencontre à la demande du chanteur et homme d'affaires moscovite Emin Agalarov, qui a déjà voulu s'associer à Donald Trump pour un projet hôtelier.

Il n'y a toutefois aucune preuve suggérant que les renseignements promis sont liés au piratage informatique du gouvernement russe. L'événement avait mené à la divulgation de milliers de courriels du Comité national démocrate.

Cette révélation pourrait bien intéresser le département de la Justice américaine et les enquêteurs qui cherchent à déterminer si des partenaires du président Trump ont collaboré avec la Russie pour perturber les élections de novembre 2016. Pour leur part, les agences de renseignement américaines savent déjà que la Russie a tenté d’influencer la course en faveur du candidat républicain.

L’avocat du fils aîné de Donald Trump, Alan Futerfas, soutient que son client n’a rien fait de mal, mais qu'il promet de collaborer avec les autorités au besoin.

Le gendre du président américain Jared Kushner et l'ex-président de la campagne républicaine Paul Manafort ont pris part à la même rencontre, au mois de juin 2016. L'équipe de M. Kushner soutient toujours, comme elle l'a fait dans une précédente déclaration, que ce dernier a dévoilé volontairement cette rencontre au gouvernement fédéral. Le porte-parole de M. Manafort à quant à lui refuser de commenter.

Contrairement à Jared Kushner, le fils de Donald Trump n'a pas de rôle dans l'administration de Donald Trump et n'est pas tenu de dévoiler ses contacts avec les étrangers.

Habituellement virulent sur Twitter, le président américain n'a pas émis de commentaire sur ces dernières révélations.

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