Ce sera, dimanche le 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie, qui est célébrée depuis plus d'un quart de siècle sur tous les continents.

Pour en discuter, ICI RDI a consacré deux heures aux perspectives d'avenir du français d'un océan à l'autre à l'occasion d'une émission spéciale de 24/60, animée par Anne-Marie Dussault à partir de Moncton.

Les questions suivantes ont été abordées :

  • Parlera-t-on encore français partout au Canada dans 50 ans?
  • Quelles sont les conditions nécessaires à cette survie?
  • L'immigration peut-elle constituer un élément de solution?
  • La part du français peut-elle se maintenir ou s'accroître dans le monde de l'éducation, de la santé, du travail et de la culture en milieu minoritaire?
  • Quelles batailles faut-il mener aux quatre coins du pays et qui doit les mener?
  • Faut-il s'inquiéter de l'évolution de la qualité du français partout au pays et en faire une priorité?
  • Des invités de tous les milieux et de partout au pays participeront à cet exercice de prospective.

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On estime à quelque 220 millions le nombre de personnes qui parlent français dans le monde.

Comme l'indique le Centre de la francophonie des Amériques, qui est situé à Québec, « la date du 20 mars a été retenue en commémoration de la signature, le 20 mars 1970 à Niamey (Niger), du Traité portant sur la création de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), première organisation francophone ».

Au Canada, il y a eu dans l'actualité récente des événements importants pour la francophonie comme les excuses officielles présentées à tous les Franco-Ontariens le 22 février dernier par la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne.

Ces excuses historiques ont été prononcées plus de 100 ans après l'adoption du Règlement 17, qui avait banni l'enseignement du français des écoles ontariennes à partir de 1912. Le Règlement a cessé d'être appliqué en 1927, mais il n'a pas été abrogé avant 1944.

De nombreux organismes et Franco-Ontariens ont saisi l'occasion fournie par ces excuses pour revendiquer, sur les médias sociaux, la création d'une université de langue française dans la province, qui compte aujourd'hui plus de 611 000 francophones.

L'éducation, la pierre d'assise de la langue

Au chapitre des bonnes nouvelles, il faut aussi noter la création, à l'Université de la Saskatchewan, d'un certificat de common law en français grâce à un partenariat avec l'Université d'Ottawa. Ainsi, à compter de l'automne, dans cet établissement anglophone, des étudiants en droit pourront obtenir ce certificat dans le cadre de leur baccalauréat.

Selon la doyenne de la section de common law de l'Université d'Ottawa, Nathalie Des Rosiers, ce nouveau certificat élargira l'accès à des services juridiques en français dans les communautés francophones minoritaires.

En Colombie-Britannique, la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique ainsi que le Conseil scolaire francophone (CSF) attendent d'ici quelques mois le jugement dans la cause les opposant au gouvernement de la province pour que les écoles de langue française aient les mêmes services que les établissements anglophones. Ils ont entamé leur bataille juridique en décembre 2013.

Demeurer optimiste malgré les revers

Au Manitoba, la Loi sur l'appui à l'essor de la francophonie manitobaine ne verra finalement pas le jour. Le projet de loi 6 est mort au feuilleton, mardi dernier, avec la dissolution de la législature en prévision des élections provinciales du 19 avril.

Ce projet de loi prévoyait entre autres la modernisation de la définition formelle de « francophone », la mise sur pied d'un conseil consultatif des affaires francophones, ainsi que l'obligation, pour les ministères et pour certaines entités publiques, d'élaborer des plans stratégiques pluriannuels sur les services en français.

La question complexe de l'immigration

En Atlantique, l'enjeu de l'immigration a fait l'objet d'un forum présenté par Radio-Canada Acadie mardi dernier. Les défis du déclin démographique se posent tant pour la communauté anglophone que francophone : il y a 150 ans, l'Atlantique représentait 20 % de la population canadienne. Mais si rien n'est fait, la population des quatre provinces atlantiques pourrait bientôt représenter seulement 5 % de la population entière du pays.

Le forum réunissait des experts qui ont traité des obstacles à l'immigration francophone dans la région. La coordonnatrice du Réseau en immigration du Nouveau-Brunswick, Yvette Bourque, affirme que cette province « a besoin d'immigrants francophones pour maintenir l'équilibre linguistique ».

L'intégration passe par l'apprentissage du français

Au Québec, les discussions sur le thème de l'immigration tournent notamment autour de la nécessité d'intégrer les nouveaux arrivants. Et la question de la langue est primordiale, car cette intégration doit passer par l'apprentissage du français.

Certaines écoles de la grande région de Montréal accueillent les élèves du primaire et du secondaire, nouveaux arrivants, dans des classes d'accueil. Ces groupes se concentrent sur l'enseignement du français en vue de faire un pont vers l'enseignement normal. Un défi pour les professeurs... et pour les élèves, qui ont 20 mois pour apprendre le français afin d'intégrer les classes ordinaires.

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