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Le gala des Gémeaux le plus attendu des dernières années

À plusieurs égards, l'année 2015 marque un tournant dans l'histoire du gala des prix Gémeaux, qui aura lieu dimanche soir.

Alors que l'industrie de la télévision québécoise traverse une tempête, la grande soirée de la télévision québécoise, diffusée à 20 h à ICI Radio-Canada Télé, rassemblera pour la première fois toutes les productions télévisuelles.

Après des années de bisbille au cours desquelles plusieurs émissions importantes étaient absentes des Gémeaux, notamment Unité 9, Richard Speer, président de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision au Québec (ACCT), a confirmé en février dernier que les maisons de productions de Fabienne Larouche (Aetios Productions) et de Julie Snyder (Productions J) ainsi que Groupe TVA seraient présents au prochain gala.

Fabienne Larouche souhaitait voir son émission 30 vies inscrite dans la catégorie des séries et non des téléromans. Cette catégorie a disparu, pour laisser place aux catégories de la meilleure série dramatique annuelle (2 à 13 épisodes), saisonnière (14 à 26 épisodes) et quotidienne.

Autre nouveauté : les cotes d'écoute seront prises en compte, dans une proportion de 10 %, dans le choix des lauréats pour les catégories des émissions.

Un tandem vedette à l'animation

Deux des plus grandes vedettes de la télé québécoise, Véronique Cloutier et Éric Salvail, coanimeront la soirée. Il s'agit d'une première collaboration entre les deux animateurs. Véronique Cloutier l'a déjà animé quatre fois, mais ce sera le baptême du feu d'Éric Salvail aux Gémeaux

Tous ces changements surviennent toutefois alors qu'une crise touche le milieu de la production télévisuelle. Après l'arrêt de travail survenu sur le plateau de la série Ruptures, de Fabienne Larouche, l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son (AQTIS), la compagnie de production Aetios et l'Union des artistes (UDA) se sont entendus sur de meilleures conditions de travail.

Ce conflit n'est pas une exception. L'ensemble du milieu de la télévision québécoise est marqué par une détérioration des conditions de travail. Les productions sont tournées à des rythmes de plus en plus soutenus et les budgets ont fondu, plaident l'AQTIS et l'UDA.

La présidente de l'Union des artistes, la comédienne Sophie Prégent, affirme même « qu'on est rendus au fond du baril » et que « le problème est plus profond que ça ».

Elle interpelle également les diffuseurs et les organismes qui subventionnent les productions télévisuelles. « Les plateaux de tournage se retrouvent avec de la pression et l'incapacité de rendre la commande. »

Le dialogue entre les différents acteurs de l'industrie de la télévision québécoise est néanmoins bien amorcé et tous seront réunis dimanche. Reste à voir si certains en profiteront pour passer un message.

Les émissions Les beaux malaises et Nouvelle adresse partent favorites avec 18 et 17 nominations respectivement.

Les émissions 19-2 (14 nominations), 30 vies (13 nominations), En thérapie (12 nominations) et Mensonges (10 nominations) sont également parmi les meneurs.

Par ailleurs, dans la catégorie des médias numériques (meilleure production numérique pour une émission ou série d'affaires publiques, magazine et sport), Radio-Canada est en nomination pour Fifa 2014 et La Bataille de la Première Guerre mondiale.

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