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Le groupe de travail sur l'éducation au N.-B. propose la dualité au niveau des garderies

Le groupe de travail chargé de proposer un plan d'éducation de dix ans pour le Nouveau-Brunswick propose notamment, dans son rapport déposé vendredi matin, la dualité dans les garderies, pour développer les capacités langagières chez les enfants dès le plus jeune âge.

Un texte de Louis Mills et de Pierre Philippe LeBlanc

Gino LeBlanc, coprésident du groupe de travail, a présenté les recommandations pour le secteur francophone.

Il évoque même dans ses commentaires la possibilité d'intégrer les garderies dans le réseau public.

Pour améliorer les résultats des élèves - entre autres en lecture, en mathématiques et en sciences, où ils laissent à désirer - M. LeBlanc propose un « profil » de ce que devrait avoir acquis l'élève à la fin de la 12e année.

Mais l'accent doit d'abord être mis avant tout sur la petite enfance et sur les premiers niveaux scolaires, d'après lui. Il faut investir de la maternelle à la 2e année, tout comme chez les enfants d'âge préscolaire, dit-il.

Pour développer le langage chez les enfants dès la naissance, la dualité est essentielle, estime Gino LeBlanc. « L'absence d'une dualité complète du système d'éducation de la petite enfance, malgré la dévolution de plusieurs services vers les conseils d'éducation de district, demeure un obstacle qui empêche les membres de la communauté acadienne et francophone de devenir de véritables maîtres d'œuvre du continuum éducatif. »

Pas de commentaires du ministre

Le ministre de l'Éducation, Brian Kenny, veut étudier le rapport des coprésidents avant de faire des commentaires. Il ne se prononce pas pour le moment sur l'idée de la dualité linguistique dans les garderies.

À l'heure actuelle, la dualité dans le système d'éducation au N.-B. (deux systèmes distincts pour les francophones et les anglophones) concerne le ministère de l'Éducation et les écoles, de la maternelle à la 12e année.

Plus d'heures en classe pour les petits

La coprésidente pour le secteur anglophone, Karen Power, ajoute que les heures d'enseignement pour les élèves de la maternelle à la deuxième année doivent être comparables à celles des autres provinces. Dans les autres provinces, les enfants bénéficient essentiellement de pleines journées d'enseignement à ces niveaux alors qu'au N.-B., « ça ressemble davantage à des demi-journée », dit-elle.

Le groupe de travail recommande aussi au gouvernement de conserver la politique d'aménagement linguistique et culturelle (PALC) pour les écoles francophones, développée sous l'anciengouvernement progressiste-conservateur. Le gouvernement libéral actuel avait déjà promis d'en tenir compte. Marc Arseneau, président de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, s'en réjouit.

Cette politique avait été formulée à la suite des travaux de la Commission sur l'école francophone au Nouveau-Brunswick, dirigée par Gino LeBlanc. Elle mettait en avant un plan pour « relever les défis liés au contextelinguistique minoritaire de la communauté acadienne et francophone ».

Il est aussi question dans le rapport du groupe de travail sur l'éducation d'inclusion, de calendrier scolaire, et d'autres questions liées au système d'éducation.

Le rapport a été remis au gouvernement. Fredericton a jusqu'au 30 juin pour présenter son plan définitif.

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