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Le jour du Souvenir souligné partout au pays

En ce jour du Souvenir, les Canadiens ont rendu hommage aux soldats qui se sont sacrifiés dans des conflits passés et actuels. À Ottawa, la traditionnelle cérémonie s'est déroulée cette année sans le premier ministre Justin Trudeau, qui était au Vietnam pour le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

Même loin du pays, le premier ministre n'a pas oublié de souligner l'événement en récitant un poème d'Arthur Rimbaud et en chantant l'hymne national en compagnie de militaires canadiens. Son épouse, Sophie Grégoire, était toutefois à Ottawa pour assister à la cérémonie qui s'y est déroulée.

Dans la capitale canadienne, plusieurs canons Howitzer ont résonné, et des avions de chasse de l'Aviation royale canadienne ont survolé comme chaque année le Monument commémoratif de guerre du Canada.

C'était le premier jour du Souvenir de Julie Payette depuis qu'elle est devenue gouverneure générale et chef de l'armée canadienne. Mme Payette s'est jointe aux vétérans et aux autres dignitaires vêtue de l'uniforme de l'Aviation royale canadienne.

Plus tard dans la journée, Julie Payette a présidé un dîner en l'honneur de la Mère de la Croix d'argent, Diana Abel. Celle-ci a perdu son fils, le caporal Michael David Abel, le 3 mai 1993 lors de l'opération Délivrance, à Belet Huen, en Somalie. Mme Abel a été choisie cette année Mère de la Croix d'argent par la Légion royale canadienne pour représenter les mères du Canada à la cérémonie.

En plus d'Ottawa, des événements se sont tenus partout au pays, notamment à Montréal et à Québec. À Montréal, deux cérémonies ont eu lieu. L'une s'est déroulée devant le cénotaphe de la Place du Canada, où se sont réunies quelques centaines de personnes en présence de la mairesse élue, Valérie Plante, et du maire sortant, Denis Coderre.

« Le jour du Souvenir est important. Il faut se rappeler [les] hommes et [les] femmes qui ont donné leur vie pour protéger notre pays, notre patrie, et c’est aussi un moment important parce que j’ai eu le privilège moi-même, il y a plus de 20 ans, d’être guide à Vimy, en France », a déclaré Valérie Plante.

Comme elle le fait chaque année depuis 20 ans, la Société Saint-Jean-Baptiste a organisé sa propre cérémonie pour rendre hommage aux soldats québécois.

La vice-première ministre, Dominique Anglade, ainsi que le chef de l'opposition, Jean-François Lisée, étaient notamment présents, tout comme des députés du Bloc québécois et de la Coalition avenir Québec.

L'événement, qui se tenait au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, a aussi été l'occasion de remettre des médailles de l'Assemblée nationale à d'anciens combattants.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a participé de son côté aux célébrations qui avaient lieu dans la Vieille-Capitale. Il a déposé une couronne de fleurs devant la Croix du Sacrifice, à l'entrée des plaines d'Abraham.

Partout au pays, les cérémonies ont accordé une attention particulière à des batailles importantes des Première et Seconde Guerres mondiales – dont celle de Passchendaele, qui s'est terminée il y a exactement 100 ans, le 10 novembre 1917.

Plus de 4000 Canadiens ont été tués dans les combats, et 12 000 ont été blessés. Le premier ministre Justin Trudeau a décrit cette bataille comme l'un des symboles des pires horreurs de la Première Guerre mondiale.

Pour certains, comme pour l’ex-sénateur Roméo Dallaire, le jour du Souvenir est aussi celui où les émotions passées refont surface. « On revit nos missions […] On est de retour sur le terrain, on est de retour avec les "chums" qu’on a perdus », a-t-il dit en entrevue sur les ondes d’ICI RDI.

« On a vu des atrocités et on a eu des dilemmes éthiques et moraux qui nous ont créé des blessures psychologiques, qui vont nous [suivre] pour le reste de notre vie », a rappelé l’ancien commandant de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda. M. Dallaire ne cache pas le syndrome post-traumatique qui l’afflige à la suite du génocide (qu’il a vu et vécu sur le terrain).

« Nos soldats ont combattu dans des conditions impossibles en faisant preuve de persévérance, de courage et d'un grand dévouement envers leur cause », a-t-il déclaré dans un communiqué diffusé vendredi.

« Neuf Canadiens se sont vus décerner la Croix de Victoria pour leur courage. Cependant, la bataille a coûté très cher aux Canadiens. Seize mille soldats ont été tués ou blessés, et des milliers de familles se sont vues transformées à jamais. »

Cette année a également marqué le 75e anniversaire du raid sur Dieppe ainsi que le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, qui a fait près de 3600 victimes chez les soldats canadiens (en plus des quelque 7000 blessés).

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