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Le maire de Vancouver parlera de changements climatiques à Washington D.C.

Le maire de Vancouver a été invité à Washington D.C., cette semaine, pour discuter des changements climatiques avec le secrétaire d'État américain, John Kerry, en compagnie d'une poignée de dirigeants municipaux de la planète.

Gregor Robertson a été invité à participer à la rencontre Nos villes notre climat (Our Cities, Our Climate summit), qui doit permettre à John Kerry de se préparer à la conférence de l'Organisation Nations unies (ONU) sur les changements climatiques. L'événement doit avoir lieu à Paris, du 30 novembre au 11 décembre prochain.

Les efforts du maire pour défendre l'environnement, y compris sa promesse que Vancouver se convertira complètement à l'énergie renouvelable, lui ont valu une audience avec le pape François, plus tôt cette année.

Il a alors encouragé le souverain pontife à intensifier ses pressions auprès des gouvernements nationaux pour qu'ils s'engagent à combattre les changements climatiques.

Le maire de Vancouver attribue sa reconnaissance internationale en tant que défenseur de l'environnement à une série d'initiatives au niveau fédéral.

« Quand le gouvernement du Canada ne prend pas sa place sur les questions de la lutte contre les changements climatiques et l'économie verte [sur la scène internationale], il faut que les maires et les dirigeants des entreprises et des communautés le fassent pour y assurer une présence canadienne », a-t-il expliqué.

« Il est important, alors que le Canada fait piètre figure sur la scène internationale en s'opposant à des engagements significatifs pour contrer les changements climatiques, qu'au niveau municipal nous fassions preuve de nos aptitudes à diriger », a ajouté le maire Robertson.

Celui-ci souligne l'approche opposée du Canada et des États-Unis pour contrer les changements climatiques.

« Le secrétaire d'État John Kerry sera le négociateur en chef à Paris pour les Américains et en préparation pour ce rôle il rassemble les maires de son pays et des grandes villes du monde pour approfondir ses connaissances et son engagement pour contrer les changements climatiques », note-t-il. « Nous n'avons rien vu de tel de la part du Canada. C'est une grande déception! »

Gregor Robertson est le seul maire du Canada à avoir été invité à Washington D.C. pour la rencontre à laquelle participent 19 maires, dont 10 qui sont des États-Unis.

Il décrit cette rencontre comme une occasion de partager les pratiques exemplaires et les exemples de succès provenant de partout sur la planète, mais aussi pour lancer un appel commun à une meilleure direction au niveau national.

Il compte expliquer les efforts de Vancouver pour encourager les investissements dans les entreprises vertes, qu'il qualifie d'essentielles pour lui permettre d'être compétitif sur la scène économique mondiale.

« Le virage vert est un grand avantage pour les entreprises, affirme Gregor Robertson. L'intérêt économique d'adopter les ressources renouvelables et de limiter le gaspillage est important et les villes adhèrent de plus en plus à l'idée. »

L'ancien maire de New York et Envoyé spécial pour les villes et le changement climatique de l'ONU lors du Sommet sur le climat, Michael Bloomberg, prêtera main-forte à John Kerry pour la rencontre Nos villes notre climat.

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