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Le mal-être des Innus de Uashat-Maliotenam raconté à la Commission Viens

Psychologue à la retraite, Danielle Descent a témoigné devant les membres de la Commission sur les relations entre les Autochtones et certains services publics pour tenter d'expliquer le taux de suicide très élevé dans la communauté.

Un texte d'Alix-Anne TurcottiSelon Danielle Descent, qui a commencé à travailler en 1976 comme psychologue à Uashat-Maliotenam, 45 suicides ont eu lieu dans la communauté depuis 1994.

La psychologue a déterminé plusieurs facteurs qui pourraient expliquer cette situation, comme le mal-être dans les familles, les problèmes de consommation et la difficulté d’accès à des services de santé mentale.

« Ce n’est pas facile de se faire soigner et les ressources sont peu existantes dans la communauté », a-t-elle précisé. 

Daniel Descent estime également que les Québécois doivent changer le regard qu'ils portent sur les Premières Nations et accepter leur identité telle qu'elle est.

Le président de la commission d’enquête, Jacques Viens, a félicité la psychologue pour son engagement au sein de la communauté et l’a encouragée à poursuivre son travail.

Jacques Viens a réitéré la volonté de la commission d’améliorer les services québécois face aux réalités des Premières Nations.

À la fin de son témoignage, Danielle Descent a présenté plusieurs recommandations aux membres de la commission Viens, comme elle l’avait fait par le passé, lors de son témoignage, en 2016, à l’enquête publique du coroner sur cinq suicides à Uashat-Maliotenam.

La psychologue estime que la situation a peu changé depuis 2016. Elle s’est dite consciente de la difficulté d’instaurer de nouveaux programmes, mais elle espère que les choses se transformeront un jour.

Elle propose notamment la création d’un service innu en matière de santé mentale et l’implantation d’une clinique sans-rendez-vous toujours en matière de santé mentale.

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