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Le Mondial 2026, « Noël pour le soccer canadien »

John Herdman ne tenait presque pas en place mercredi, à Toronto, avant de prendre le micro à la conférence de presse sur la sélection du Canada parmi les organisateurs de la Coupe du monde en 2026.

« C’est Noël pour le soccer canadien, a dit le sélectionneur national. C’est une occasion qui n’arrive qu’une fois dans une vie. Il y a des gens qui tueraient pour avoir la chance de voir le Mondial chez eux. »

Nommé à la tête de l’équipe masculine en janvier dernier, après plusieurs années de succès avec la formation féminine, Herdman est gonflé à bloc, malgré le travail colossal qui l’attend.

« Nous voulons présenter une équipe qui ne va pas que participer en 2026, mais rivaliser », a dit Herdman.

Qui portera l'unifolié?

Huit ans, c’est long dans la carrière d’un joueur de soccer. Difficile de savoir maintenant qui foulera le terrain pour l’unifolié. Mais un nom est revenu plus d’une fois dans les commentaires de Herdman.

« Il faut en trouver d’autres, des Alphonso. Et il y en a d’autres, ce ne sera pas le dernier, a ajouté Herdman. De voir un joueur comme lui qui, à 17 ans, prend la décision de jouer pour le Canada, c’est encourageant. »

Davies n’est pas un exemple anodin. Nommé joueur de la semaine dans la MLS, le membre des Whitecaps de Vancouver est né au Ghana dans un camp de réfugiés. Ses parents fuyaient la guerre civile au Liberia. « C’était une vie difficile. Nous avons été accueillis au Canada. Les gars de l’équipe de soccer m’ont fait sentir chez moi. Aujourd’hui, je joue pour l’équipe nationale, et je suis fièrement citoyen canadien. »

« Les Nord-Américains m’ont toujours bien reçu. Je suis certain qu’ils en feront de même pour vous [en 2026] », a-t-il dit à l'assemblée de la FIFA, avant que la Coupe du monde soit accordée à la candidature américaine.

Garder le talent canadien au pays

« Nous produisons des joueurs de haut niveau depuis des années. Notre défi, c’est de les garder ici, affirme Herdman. Avoir la Coupe du monde ici, c’est le plus grand incitatif qu’on puisse offrir à ces joueurs qui seraient partis pour l’Angleterre, le Portugal ou ailleurs.

« Mon défi, ce sera de donner plus de valeur à notre uniforme, d’offrir une vision claire aux joueurs, et de faire en sorte qu’ils auront envie de revenir jouer pour le Canada. »

Ces joueurs canadiens auront de plus en plus de chances de se faire valoir en sol nord-américain. Le président du Toronto FC, Bill Manning, également au point de presse, n'a pas manqué de souligner que la MLS a la cote. « Il y aura 19 joueurs de la MLS en Russie, et c'est sans compter ceux qui auraient représenté le Canada ou les États-Unis. »

Pas moins de 22 joueurs de la MLS, dont 11 Américains, ont représenté leur pays au Brésil en 2014, un record.

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