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Le mouvement de grève des ambulanciers syndiqués à la CSN s’élargit au Québec

D'autres ambulanciers et répartiteurs médicaux d'urgence syndiqués à la CSN en Estrie, dans Chaudière-Appalaches et dans la Capitale-Nationale ont déclenché à minuit, mardi, une grève d'une durée indéterminée.

Ils se joignent au mouvement de grève lancé au début du mois de février par leurs collègues dans plusieurs autres régions de la province, dont Montréal, Québec et Charlevoix.

Malgré le débrayage, les syndiqués s’engagent à répondre à tous les appels. Ils effectueront également toutes les interventions jugées prioritaires.

En contrepartie, les ambulanciers ne feront plus le lavage extérieur de leurs véhicules. Ils pourront également refuser de transporter toute escorte médicale qui n’est pas accompagnée d’un patient.

Le Tribunal administratif du travail a ainsi jugé que les services essentiels prévus sont suffisants pour assurer la santé et la sécurité des résidents des régions touchées pendant la grève. Leurs moyens de pression sont principalement de nature administrative.

Les syndiqués assurent également qu’ils répondront présents pour toutes les « situations exceptionnelles et urgentes non prévues ».

Parmi leurs revendications figurent la hausse des salaires, la bonification du régime de retraite, de même que l'abolition des horaires de faction, qui nécessitent une disponibilité en tout temps.

Les six entreprises qui ont déclenché la grève, mardi, sont représentées par l'Association des propriétaires d'ambulances régionaux, la Corporation des services d'ambulance du Québec ainsi que l'Association des travailleurs du préhospitalier.

La CSN représente au total plus de 3600 ambulanciers de plusieurs regroupements à travers la province.

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