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Le N.-B. s'attaque aux antipsychotiques dans les foyers de soins

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé cette semaine qu'il souhaite diminuer l'usage abusif d'antipsychotiques chez les patients dans les centres de soins de longue durée.

La ministre du Développement social du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers, a annoncé mercredi un financement de 600 000 $ sur 2 ans pour améliorer la qualité de vie des patients. L'argent permettra de mener à terme un programme lancé par l'Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick dans 15 foyers. L'objectif est d'étendre le projet partout en province lors de la deuxième année.

« Cet investissement contribuera à améliorer les soins aux résidents des foyers de soins ayant reçu un diagnostic de démence et à réduire les coûts pour nos foyers de soins », a déclaré la ministre Rogers.

Le programme vise à offrir des services non médicaux aux patients atteints de démences qui ont des problèmes de comportement. Les fonds gouvernementaux viseront la collecte de renseignements et de données sur les patients en plus de la formation du personnel.

« On veut donner une qualité de vie autant que possible aux patients qui souffrent de démence et qui [ont] changé leur comportement. Tout le monde qui travaille dans un foyer de soins a un rôle dans le soin des patients », a déclaré le président de l'Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating.

La Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé financera 500 000 $ pour la première phase du programme, sous forme de soutien direct et indirect aux foyers participants.

La province affiche le taux d'utilisation d'antipsychotiques le plus élevé des provinces canadiennes chez les personnes âgées.

En 2013, le taux d'utilisation était près du double de la moyenne dans le reste du pays. La Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé explique cette situation par le fait que la population néo-brunswickoise vieillit à un rythme plus rapide que celle du reste du Canada. La FCASS prévoit que d'ici 2020, la population néo-brunswickoise sera de cinq ans plus âgée que la moyenne nationale.

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