Retour

Le NPD parle de coalition, mais pas avec le Bloc

Alors que ses appuis s'effritent et qu'un scénario de gouvernement minoritaire se dessine de plus en plus, le Nouveau Parti démocratique se dit prêt à travailler avec les autres partis fédéralistes. 

Dans sa plateforme électorale, dévoilée vendredi à Montréal, le NPD s'engage à travailler « de concert avec d'autres partis fédéralistes, dans le cadre d'ententes informelles ou stables pour mettre un terme à la décennie perdue de Stephen Harper », excluant ainsi toute alliance avec le Bloc québécois.

En 2008, le Parti libéral et le NPD avaient conclu un accord pour former une coalition appuyée par le Bloc québécois. Mais la présence, même informelle, du Bloc avait été vue comme une provocation, principalement au Canada anglais.

Le chef Thomas Mulcair ne s'inquiète pas que l'exclusion du Bloc par son parti lui nuise. « Puisque notre plateforme a une offre politique des plus ouvertes pour les Québécois et pour le Québec, puisque la déclaration de Sherbrooke règle pour le Québec des problèmes qui existent depuis longtemps comme un droit de retrait avec compensation sans condition [...], je suis persuadé que le Bloc va appuyer le gouvernement du NPD », a-t-il estimé à Montréal, vendredi.

Thomas Mulcair s'est aussi engagé à revoir le mode de scrutin pour instaurer un système de proportionnelle mixte dès un premier mandat d'un gouvernement néo-démocrate.

Le NPD veut également donner au président de la Chambre des communes le pouvoir d'interdire des projets de loi « mammouth » et mettre en place une loi fédérale de protection du consommateur.

Autre nouveauté, cette fois en matière de sécurité ferroviaire. Le chef du NPD promet d'injecter 110 millions de dollars pour améliorer les inspections des trains et des voies ferrées. Il s'engage aussi à investir  75 millions pour réaliser une voie de contournement à Lac-Mégantic et 15 millions de dollars pour la tenue d'une enquête publique sur la tragédie de juillet 2013.

La plateforme néo-démocrate contient les principales promesses faites au cours de la campagne, comme le projet de garderies à 15 $, l'abrogation de la loi antiterroriste C-51 et l'augmentation des transferts fédéraux en santé.

Alors que de plus en plus d'électeurs semblent maintenant considérer les libéraux comme étant la meilleure option stratégique pour se défaire des conservateurs, Thomas Mulcair a lancé un appel sans équivoque aux Québécois pour qu'ils se rallient à ses troupes. « Nous sommes à Montréal et j'en profite pour parler directement aux Québécois. Depuis quatre ans, nous avons fait un bon bout de chemin ensemble. Et maintenant, nous nous approchons du but. [...] Il ne manque qu'une trentaine de sièges au NPD pour arriver [à former le prochain gouvernement]. Il en manque une centaine aux libéraux. Faites le calcul! » a-t-il lancé.

Le chef néo-démocrate veut se positionner comme étant le seul visage du changement au pays, accusant son homologue libéral Justin Trudeau d'avoir appuyé Stephen Harper sur plusieurs sujets, dont la loi C-51.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un tsunami de glace sème la panique!





Rabais de la semaine