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Le pape pourrait visiter la Saskatchewan en 2018 ou en 2019

Le pape François pourrait se rendre en Saskatchewan en 2018 ou 2019 pour présenter les excuses de l'Église catholique aux Autochtones pour les mauvais traitements subis dans les pensionnats.

CBC a appris que des négociations sont en cours entre des représentants du Vatican et du gouvernement canadien.

Si cette visite a lieu, le pape présenterait des excuses attendues depuis longtemps par les Premières Nations pour les dommages causés à plusieurs générations d’Autochtones.

L'archevêque de Regina, Monseigneur Donald Bolen, affirme que la planification de l'événement a déjà commencé.

Selon lui, le parc historique Wanuskewin, à une quinzaine de kilomètres de Saskatoon, serait l'endroit idéal. Il note que ce lieu spirituel date de plus de 6000 ans, a une culture très riche et n'appartient pas à une Première Nation particulière.

Ça serait le plus important événement en Saskatchewan, en termes de taille et de nombre. Il y a beaucoup de questions logistiques.

Mgr Donal Bolen, archevêque de Regina

Mgr Bolen travaille depuis plusieurs mois à convaincre le Vatican qu'une visite du pape est nécessaire pour améliorer les relations entre l'Église et les Premières Nations. Selon lui, le faible niveau d'alphabétisation, le haut taux d'incarcération, et la pauvreté sont un résultat de l'histoire. « Je pense qu'il y a un lien direct entre les écoles résidentielles et ces défis », a-t-il dit.

Les excuses du pape s'ajouteraient à celles du gouvernement canadien et d’autres églises, qui ont déjà présenté des excuses pour ce sombre chapitre de l’histoire du pays.

Le chef du conseil de bande de Saskatoon, Felix Thomas, affirme qu’un pardon en personne du chef de l’Église catholique serait précieux pour les survivants.

Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, dont la plupart sous l’égide de différentes communautés religieuses.

Dans un rapport déposé en juin 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a conclu que ces établissements étaient un outil central d’un génocide culturel à l’égard des premiers peuples du Canada. La Commission a entendu environ 7000 victimes et responsables de cette tragédie pendant les six années qu’ont duré ses travaux.

Avec les informations de Jason Warick, CBC News

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