Retour

Le premier projet de loi libéral baisserait les impôts de la classe moyenne

On connaissait déjà le projet des libéraux de baisser les impôts de la classe moyenne en augmentant ceux des Canadiens qui gagnent plus de 200 000 $ par année. Justin Trudeau annonce aujourd'hui qu'il s'agira du tout premier projet de loi présenté par un gouvernement libéral élu.

« Notre plan, c'est d'augmenter les impôts pour 1 % des Canadiens les plus nantis de 3 milliards de dollars pour les baisser de ce même 3 milliards pour les gens de la classe moyenne », a rappelé Justin Trudeau, à Toronto, au premier jour du vote par anticipation.

Les Canadiens qui gagnent entre 44 700 $ et 89 401 $ verront leur taux d'imposition diminuer de 22 % à 20,5 %, ce qui équivaut à une baisse d'impôts de 670 $ par année par personne. 

Pour financer cette mesure, le Parti libéral propose de créer un nouveau palier d'imposition. Ainsi, les revenus supérieurs à 200 000 $ par année verront une hausse de leur taux d'imposition de 29 % à 33 % par an. Une mesure qui touchera moins de 1 % des particuliers les plus riches au pays, souligne le PLC.

Les libéraux, qui veulent aussi remplacer tout le système actuel de diverses prestations pour enfants par une seule mesure, soit  l'Allocation canadienne aux enfants - plus favorable à la classe moyenne -, promet de le faire dès son premier budget.

« Nos chèques aux familles plus généreux et non imposables, en remplacement des maigres chèques imposables de Stephen Harper, seront en route vers les foyers canadiens avant que le Parlement n'ajourne pour l'été », affirme-t-il.

« Neuf familles sur dix auront plus d'argent dans leur poche chaque mois par rapport au plan de Stephen Harper », dit-il, en accusant une nouvelle fois le chef conservateur d'envoyer des « chèques d'allocation aux millionnaires. »

Selon les calculs du PLC, une famille avec deux enfants dont le revenu familial est de 90 000 $ recevra 490 $ non imposables par mois, plutôt que 275 $ après impôts en ce moment. C'est 2500 $ de plus par année que sous le plan mis en place par le gouvernement conservateur.

« Ça représente assez d'argent pour remplir ces paniers d'épicerie chaque mois », a illustré M.Trudeau, qui faisait campagne dans un supermarché de Toronto.

Alliance PLC-NPD? 

Questionné sur une éventuelle alliance entre les libéraux et les néo-démocrates advenant l'élection d'un gouvernement minoritaire, Justin Trudeau n'a pas fermé la porte à une certaine collaboration. « Je peux dire que si, après les élections, il y a des propositions, on va toujours écouter. On est fixé non pas sur les stratégies politiques, mais sur donner de l'aide concrètement aux familles qui en ont besoin, et c'est ce que nous allons faire », a-t-il commenté. 

Trudeau monte le ton dans le dossier des réfugiés

Par ailleurs, Justin Trudeau, qui s'était montré prudent hier, a vivement décrié la gestion par les conservateurs du dossier des réfugiés, après que des médias eurent fait état d'ingérence de la part Bureau du premier ministre. 

Hier, le Globe and Mail a avancé que le Bureau du premier ministre avait demandé que tous les dossiers de réfugiés syriens parrainés par le gouvernement soient soumis à l'approbation de Stephen Harper. Puis, en soirée, CTV en a remis en affirmant que du personnel du Bureau avait révisé les demandes pour s'assurer que le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration donne la priorité aux minorités religieuses persécutées en contact avec les communautés religieuses déjà au Canada - que M.Harper peut courtiser. Il aurait aussi tenté de décourager le ministère d'accepter les demandes de musulmans sunnites et chiites, selon les informations obtenues par CTV.

Le chef conservateur, Stephen Harper, nie que du personnel politique ait participé à la sélection des réfugiés, mais défend le choix de son gouvernement de privilégier l'accueil de réfugiés issus de minorités religieuses et ethniques. « Parce qu'on sait que ces groupes sont les plus vulnérables en Syrie et en Irak, qu'ils sont pris pour cible par l'État islamique et ses alliés qui veut les exterminer. Ça n'exclut pas tous les autres, mais c'est pour cette raison que ce facteur est important dans notre sélection des réfugiés », a-t-il expliqué vendredi en marge de la présentation de sa plateforme

Plus d'articles

Commentaires