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Le président Trump est en bonne santé, confirme le médecin de la Maison-Blanche

Le président américain, Donald Trump, est en bonne santé, a confirmé mardi après-midi Ronny Jackson, le médecin de la Maison-Blanche.

Le Dr Jackson, qui officie à la Maison-Blanche depuis l’ère de George W. Bush, a lu « le résumé de l’examen physique » du président Trump devant les représentants des médias.

L’examen médical, mené le 12 janvier dernier dans le Maryland, comprend notamment des tests de dépistage, a précisé Ronny Jackson, qui a livré les détails des signes vitaux et de l’état physique du président, les qualifiant de normaux, y compris ceux concernant ses fonctions cognitives.

Ce bilan médical s'est limité à l'état physique du président comme la pression artérielle, le taux de cholestérol, la glycémie, le rythme cardiaque ainsi que le poids.

La Maison-Blanche avait déjà prévenu que le président ne subirait aucun examen psychiatrique, alors que médias et adversaires politiques ne cessent de soulever des doutes sur sa santé mentale.

Ces remises en question se sont multipliées dans la foulée de la publication du livre Fire and Fury : Inside the Trump White House (Le feu et la fureur - Trump à la Maison-Blanche) du journaliste Michael Wolff.

L’ouvrage dresse un portrait peu élogieux du président américain. On y lit notamment que son entourage doute de sa capacité à diriger les États-Unis.

Durant la dernière campagne présidentielle, le médecin personnel de Donald Trump, Harold Bornstein, confirmait qu’il serait « l’individu en meilleure santé jamais élu à la présidence ».

Une tradition américaine

Donald Trump n’avait pas l'obligation de subir un examen médical ou d’en rendre publics les résultats, mais cela est devenu, avec le temps, une tradition présidentielle aux États-Unis. L’histoire américaine révèle d'ailleurs une étonnante liste de vérités cachées.

Personne ne savait, par exemple, que Grover Cleveland (1885-1889 et 1893-1897) avait déjà eu un cancer de la bouche. Les opérations qu’il a dû subir ont d’ailleurs été gardées secrètes pendant près d’un quart de siècle.

Woodrow Wilson (1913-1921) a quant à lui caché qu’il avait subi un grave accident vasculaire cérébral au moment où il faisait campagne pour le traité de Versailles. Son équipe s’était alors contentée de dire qu’il ne se sentait pas bien.

Franklin Delano Roosevelt (1933-1945) n’a pour sa part jamais révélé ses problèmes cardiaques ni son hypertension. Il est décédé d’une hémorragie interne cérébrale le 12 avril 1945, alors qu'il était toujours en poste.

John F. Kennedy (1961-1963) était perçu comme l'incarnation de la jeunesse et de la vigueur. En réalité, le plus jeune président des États-Unis souffrait notamment de la maladie d’Addison et d’ostéoporose. Il devait prendre tout un cocktail de médicaments pour tenir le coup.

Enfin, la détérioration des capacités intellectuelles de Ronald Reagan (1981-1989) avait fait l’objet de vifs débats. L’ex-président a finalement annoncé être atteint de la maladie d’Alzheimer quelques années après avoir quitté le pouvoir.

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