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Le principal suspect des attentats de Bangkok n'aurait pas agi seul

La police thaïlandaise a diffusé le portrait-robot du suspect principal dans l'enquête sur l'attaque qui a fait 22 morts et 120 blessés lundi soir dans le centre de Bangkok. Cet attentat à la bombe a été commis par un réseau, selon la police.

Les autorités sont à la recherche de trois hommes, dont un ressortissant étranger pour lequel elle a lancé un mandat d'arrêt. L'identité, la nationalité ou les origines du suspect principal, tout comme ses motivations, demeurent inconnues.

Ce suspect pourrait avoir plusieurs origines, a déclaré un porte-parole de la police, Prawut Thawornsiri. Les autorités ne savent pas si le suspect recherché est toujours au pays et s'il s'agit d'un Thaïlandais ou d'un étranger, a ajouté le chef de police, Somyot Poompanmoung, précisant que l'homme pourrait aussi avoir porté un déguisement.

« J'offre une récompense d'un million de bahts (36 700 $CA) pour tout indice ou toute information qui mènera à l'arrestation de cet individu. Il n'a certainement pas agi seul. Il fait partie d'un réseau », a lancé le chef Somyot en conférence de presse. 

Les forces de sécurité thaïlandaises cherchent deux autres personnes considérées comme des complices potentiels qui ont été aperçus, comme le premier, sur les images des caméras de vidéosurveillance qui se trouvent dans le sanctuaire d'Erawan.

D'après le mandat d'arrêt, délivré par l'une des cours pénales de Bangkok, le suspect est soupçonné notamment de meurtre avec préméditation et de complot relativement à l'attentat à la bombe au temple d'Erawan, un sanctuaire religieux prisé par les touristes.

Le portrait-robot montre un jeune homme d'une vingtaine d'années, aux cheveux épais et foncés en bataille sur le dessus et rasés sur les côtés, qui porte des lunettes. Il a été tiré d'images de mauvaise qualité captées par différentes caméras de surveillance, sur lesquelles on voit un jeune homme vêtu d'un chandail jaune qui abandonne un sac à dos derrière lui et quitte les lieux une quinzaine de minutes avant qu'une explosion ne sème le carnage et la terreur à l'intérieur d'un sanctuaire hindou très populaire.

Un chauffeur de taxi qui aurait conduit l'homme jusqu'à destination en a aussi fourni une description à la police.

Le sanctuaire d'Erawan a rouvert ses portes au public mercredi, deux jours après ce que les autorités thaïlandaises eurent qualifié de pire attentat de l'histoire du pays. L'attaque n'a pas été revendiquée.

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