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Le prix de l'immobilier à Toronto pourrait forcer les millénariaux à quitter la région

Un nouveau rapport publié mardi matin conclut que les millénariaux pourraient faire face à une pénurie de maisons lorsqu'ils voudront accéder à la propriété dans la région du Grand Toronto et de Hamilton.

Ce rapport, préparé par le Centre de recherche et de planification urbaine de l'Université Ryerson, examine les intentions d'achat de cette génération et les tendances du marché.

En date du dernier recensement, près d'un million de millénariaux vivaient toujours chez leurs parents dans cette région, indique le rapport. Et bien qu’une proportion plus grande de millénariaux habite toujours chez ses parents comparativement aux générations précédentes, les auteurs du rapport prédisent que les jeunes d'aujourd'hui auront bientôt les mêmes objectifs que ceux des générations précédentes : fonder une famille et vivre dans une maison.

Cependant, et précisément dans la région du Grand Toronto et de Hamilton, l’offre sera beaucoup plus basse que la demande, selon les auteurs.

« Les millénariaux font tout correctement, mais ils habitent toujours chez leurs parents, ou dans une boîte à chaussures », explique Tim Hudak, un des auteurs de l’étude. M. Hudak est le président du conseil d’administration de la Ontario Real Estate Association (« Association de l’immobilier de l’Ontario ») ainsi que l’ancien leader du Parti progressiste-conservateur de la province.

Tom Storey, porte-parole pour l’agence Royal LePage à Toronto, abonde dans le même sens que M. Hudak. Selon lui, pour les millénariaux, avoir un bon emploi et un revenu bien au-dessus de la moyenne nationale ne suffit plus pour être propriétaire. « Il n’y a pas de propriétés disponibles qui sont près de l’endroit où [les millénariaux] travaillent, ou lorsqu’il y en a, elles se vendent à plus d’un million de dollars », dit-il.

Les baby-boomers n’auront pas l’intention de vendre leur maison avant 2040, toujours selon les auteurs de l’étude. Ceux-ci expliquent que l’offre de condos, qui elle est en croissance, ne pourra pas aider les millénariaux qui désirent se procurer une maison, qui se font rares.

Le prix des maisons devrait donc continuer d'augmenter, ce qui pourrait inciter les jeunes à quitter la région. Cette situation est d’autant plus problématique, affirme M. Hudak, que les millénariaux seront bientôt plus nombreux que les boomers dans la région. S’ils veulent rester dans la région, « ils devront prendre en charge des quantités incroyables de dettes, beaucoup plus que leurs parents. Mais ils ont reçu une meilleure éducation [que leurs parents], donc s’ils ne trouvaient pas de maisons, ils pourraient quitter la province ou même le pays », dit-il.

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