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Le Québec peut-il atteindre le taux de diplomation de l'Ontario?

Le nouveau ministre de l'Éducation du Québec, Sébastien Proulx, veut faire de la réussite scolaire son cheval de bataille. Il pourrait bien s'inspirer de l'Ontario, qui a porté son taux de diplomation à 84 %. Est-ce possible pour le Québec d'obtenir des résultats similaires?

Un texte de Denis-Martin Chabot

Vérification faite : oui, mais il faudra y mettre de l'argent.

Le taux de diplomation en Ontario est passé de 68 % en 2004 à 84 % en 2014. Pendant la même période, le taux de diplomation au Québec est passé de 67 % à 71 %.

Le coût du succès

En Ontario, les dépenses par élève ont augmenté de 50 % entre 2002 et 2014, selon les données du ministère de l'Éducation. Pour sa part, le Québec affiche une hausse plus modeste, de 38 %, mais entre 1998 et 2012, selon les données les plus récentes.

Les syndicats de l'enseignement estiment, en tenant compte de l'inflation, qu'au cours des 10 dernières années, il y aurait eu plutôt une compression de 1 milliard de dollars.

Savoir choisir les bonnes mesures

Les experts consultés disent toutefois que l'argent n'est pas tout. Il faut, selon eux, des investissements dans des mesures ciblées, comme la maternelle dès 4 ans, l'école obligatoire jusqu'à 18 ans et un meilleur suivi des élèves en difficultés.

Des mesures qu'a déjà proposé la Coalition avenir Québec (CAQ), il y a deux semaines, et qui sont maintenant avancées par le ministre de l'Éducation.

Reste à savoir si le Québec aura les moyens de ses ambitions.

Épreuves des faits</p><p>

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