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Le rapport d'enquête du BST sur la mort de Jean Lapierre rendu public aujourd'hui

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) rendra public mercredi à 10 h son rapport d'enquête sur l'écrasement d'avion aux Îles-de-la-Madeleine qui avait entraîné la mort de sept personnes, dont celle du chroniqueur politique Jean Lapierre.

Le 29 mars 2016, l'appareil Mitsubishi MU-2B-60 qui transportait Jean Lapierre, sa femme Nicole Beaulieu, ses frères Marc et Louis ainsi que sa soeur Martine s'est écrasé dans un terrain vague de Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine.

Tous les passagers ainsi que le pilote Pascal Gosselin et le co-pilote Fabrice Labourel ont perdu la vie lorsque le petit appareil commercial a touché le sol à un vitesse très élevée en tentant de se poser à l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine.

Ironie du sort, les frères et soeur Lapierre se rendaient aux funérailles de leur père.

Vitesse trop élevée

Le rapport préliminaire du BST, déposé le 13 juillet 2016, a établi que l'altitude et la vitesse d'approche de l'avion étaient plus élevées que celles recommandées pour ce type d'appareil lors des manoeuvres d'atterrissages.

La vitesse d'approche à l'atterrissage du petit avion était de 240 noeuds et de 175 noeuds lors de l'approche finale, à environ 2,7 milles nautiques de la piste. À ce stade, le train d'atterrissage de l'aéronef était abaissé et les volets d'approche étaient déployés.

Or, pour un appareil de ce type, la vitesse standard avant le repère d'approche initiale aurait dû être de 150 noeuds, et de 125 noeuds à l'approche finale, avait révélé le BST.

En ce qui a trait à la météo, la visibilité était d'environ 400 mètres au momment de l'accident avec des rafales de vent de 56 km/h. Les ailes de l'avion étaient presque à l'horizontale au moment de l'impact et les moteurs fonctionnaient quand l'avion a touché le sol.

Selon le BST, les commandes de vol, le train d'atterrissage et les systèmes de navigation ne présentaient aucune anomalie mécanique. Les communications avec l'aéronef se sont déroulées normalement durant tout le vol.

L'autorisation d'atterrir avait été donnée au pilote par la tour de contrôle de Moncton, au Nouveau-Brunswick, puisque l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine ne disposait pas de sa propre tour de contrôle.

Problème tout juste avant l'atterrissage

D'après les données recueilli dans un enregistreur de vol dont l'avion était muni, les enquêteurs du BST avaient pu établir que l'appareil s'était fortement incliné vers la droite au moment où le pilote avait désactivé le système de pilotage automatique.

C'est peu de temps après que l'impact avec le sol a eu lieu dans un terrain dégagé de Havre-aux-Maisons, tout près de plusieurs habitations.

Figure très connue et appréciée de la politique et des médias, Jean Lapierre avait eu une longue carrière politique avant de devenir un des chroniqueurs les plus en vue et les mieux informés. Il avait notamment été député du Parti libéral du Canada et ministre dans le gouvernement libéral de Paul Martin.

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