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Le ras-le-bol de la crue printanière à Fredericton

Ils vivent entourés d'eau depuis plusieurs jours. Leurs rues, maisons et même commerces sont inondés. Et le niveau de l'eau n'est pas près de baisser, selon les autorités provinciales. Prendre leur mal en patience devient de plus en plus difficile pour de nombreux riverains de Fredericton.

Des débris de bois et de divers objets flottent dans la rue Riverside à Fredericton avec le passage des eaux. Plusieurs résidents s'exaspèrent de cette crue printanière.

« Je viens jusqu’ici chaque matin, déclare Rosemary Blair. Je viens pour faire marcher mon chien et quand je retourne à la maison je pleure tout le trajet. »

La montée du fleuve Saint-Jean n’a pas épargné Dale Kenny, un résident de Fredericton.

La semaine dernière, jeudi, des cambrioleurs sont entrés dans son magasin. Vendredi, l’eau s’est infiltrée dans son commerce. Le lendemain, c’était au tour de sa maison de se retrouver sous les eaux.

« Le moral de la famille varie beaucoup, dit-il. Mais maintenant, ça va. »

Matt Blair, un autre résident, s’absente du travail depuis déjà une semaine. « Je ne peux pas entrer dans ma voiture à cause de l’eau », explique-t-il.

Le Néo-Brunswickois a choisi de rester dans sa maison, malgré des recommandations de l’Organisation des mesures d’urgence (OMU) d’évacuer les zones sujettes aux inondations.

« Je viens de la rénover alors je reste pour la surveiller », dit-il.

Les inondations coûtent cher au garagiste Randy McCoy. Ses caisses se vident en raison de la crue des eaux. « Il n'y a plus un sou qui entre. Ça me rend malade », admet-il.

L’OMU croit que les niveaux d’eau continueront à fluctuer au cours des prochains jours. Les précipitations de la fin de semaine pourraient même les faire augmenter dans certaines régions.

« Qu’est-ce que je peux faire ? Mère Nature sait ce qu’elle fait », se raisonne Randy McCoy.

Environ 850 personnes évacuées se sont inscrites auprès de la Croix-Rouge canadienne.

D’après un reportage de Michel Corriveau

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