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Le réalisateur Sylvain Archambault s’excuse pour son langage et ses gestes d’une « autre époque »

Dans un communiqué publié aujourd'hui, le réalisateur Sylvain Archambault, visé par des allégations d'inconduites sexuelles, présente ses excuses mais nie toujours avoir posé de gestes « désobligeants à caractère sexuel ».

« J'aimerais dire à ceux et celles qui ont pu se sentir humiliés par mes propos ou blessés par des gestes déplacés, que je n'ai jamais, au grand jamais, eu l'intention de le faire. Si ce fut le cas, je m'en excuse profondément, peut-on lire dans le communiqué. Mon métier en est un d'émotions. Jamais, je n'aurais cru que mes stratégies, utilisées pour le seul et unique bien du projet sur lequel je travaillais, pourraient blesser certaines personnes de mon entourage. »

Il reconnait aussi avoir fait usage dans sa carrière d’un langage et avoir posé des gestes « qui appartiennent à une autre époque » et qu’il aurait dû changer ses façons de faire. Mais, selon lui, aucun ne justifie certains des termes qui ont été utilisés pour le qualifier dans les derniers jours.

Bien que plusieurs de celles-ci [allégations] doivent être nuancées, certains témoignages rapportés ont un fondement de vrai. Toutefois, je n’ai jamais posé un geste désobligeant à caractère sexuel », ajoute-t-il.

Le réalisateur espère maintenant pouvoir terminer ses projets en cours, avant de se retirer pour faire le point, revoir « ses façons de faire » et « s’approprier de nouvelles approches ».

Dans un article du quotidien La Presse publié mercredi, des acteurs, actrices et artisans ayant collaboré avec M. Archambault affirmaient qu'il aurait des méthodes de travail hostiles, ferait des allusions à caractère sexuel et des attouchements sur ses plateaux de tournage.

Le réalisateur avait alors nié catégoriquement les allégations tenues, sous le couvert de l'anonymat, par des personnes l'ayant côtoyé. Il souhaitait d’ailleurs que les personnes qui ont fait ces affirmations le fassent ouvertement pour prouver leurs allégations.

Plusieurs personnes s’étaient portées à la défense du réalisateur, dont des techniciens et la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent.

Cette sortie avait d’ailleurs créé un tollé chez certains membres de l’UDA qui ont appelé à sa démission. Elle s’était ensuite excusée dans une entrevue à l’émission Le 15-18.

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