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Le référendum aura lieu malgré tout, assure la secrétaire aux Affaires extérieures catalane

Selon Maria Badia I Cutchet, le référendum sur l'indépendance de la région aura bel et bien lieu malgré les pressions policières et judiciaires qu'exerce Madrid pour faire avorter la consultation.

Interrogée sur les ondes de RDI sur la sécurité des Catalans qui doivent aller voter dimanche, la secrétaire aux Affaires extérieures et à l’Union européenne de la Catalogne a déclaré que son gouvernement est bien déterminé à tenir ce référendum et qu’il entend mettre toutes ses ressources à contribution pour assurer la sécurité des gens.

« Je peux assurer que, de la part du peuple et du gouvernement de la Catalogne, il [le référendum] sera absolument pacifique », a déclaré Mme Badia I Cutchet.

Or, en dépit du calme et de la bonne foi affichée jusqu’ici par les Catalans, rien ne garantit que le gouvernement central espagnol sera aussi pacifique.

En effet, après avoir obtenu de la Cour constitutionnelle espagnole l’interdiction du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, le gouvernement de Mariano Rajoy a fait arrêter une quinzaine de membres du gouvernement catalan et a procédé à la saisie de 10,5 millions de bulletins de vote pour décourager les indépendantistes catalans.

Des gestes qui ne semblent pas entamer l’optimisme du gouvernement catalan qui s’est préparé à ce type de réponse du gouvernement Rajoy, selon Maria Badia I Cutchet.

« Nous préparons ce référendum depuis une année. Le gouvernement Rajoy a fait tout ce qu’il a pu pour l’interdire, mais nous sommes préparés pour tenir ce référendum dans les meilleures conditions possible », assure-t-elle.

La police catalane émet des réserves face aux ordres de Madrid

Mais en dépit de la fermeté qu’il affiche face aux indépendantistes catalans, le gouvernement Rajoy commence à rencontrer de l’opposition dans les rangs de la police catalane, qui désire éviter de provoquer la population dans un climat politique déjà tendu.

Mercredi, la police régionale catalane a remis en question un ordre de Madrid d’apposer des scellés sur les locaux qui doivent accueillir des bureaux de vote en raison des risques de débordement qu’une telle mesure pourrait susciter.

Sur son compte Twitter, le corps de police a expliqué que la fermeture forcée des bureaux de vote « peut entraîner des conséquences non désirables ».

« Ces conséquences ont trait à la sécurité citoyenne et au risque plus que prévisible d'altération de l'ordre public que cela peut engendrer », a ajouté la police régionale catalane, qui compte 16 000 agents.

Le responsable régional de la sécurité en Catalogne, Joaquim Forn, a pour sa part qualifié l’ordre de Madrid de fermer les bureaux de vote « d'énorme erreur ».

En ce qui a trait au président des États-Unis, Donald Trump, qui a affirmé mardi au président espagnol Mariano Rajoy, lors d’une rencontre, qu’il préférait une Espagne unie, la secrétaire aux Affaires extérieures de la Catalogne tempère la position de Washington.

« Je comprends que le président Trump, comme les autres présidents, préfère une Espagne unie, mais il n’a jamais dit que nous ne pouvions pas faire de référendum », explique Mme Cutchet.

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