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Le rigide code de conduite des meneuses de claque de la NFL

De la pesée régulière à l'arrivée au stade cinq heures avant le botté d'envoi, en passant par la vente de billets moitié-moitié, les meneuses de claque de la NFL doivent observer des règlements stricts, selon ce qu'a rapporté lundi le New York Times.

Les manuels de conduite diffèrent d'une organisation à l'autre.

Par exemple, les meneuses de claque des Panthers de la Caroline, mieux connues sous le nom de TopCats, doivent obligatoirement couvrir ou bien cacher leurs tatouages et leurs perçages avant d'entrer en scène.

Elles se présentent dans les installations de l'équipe au moins cinq heures avant le lancement des hostilités et ne peuvent pas être vêtues de leurs propres vêtements avant d'avoir quitté le stade Bank of America, domicile des Panthers.

Aussi, les TopCats peuvent uniquement boire lorsque l'unité offensive est en action sur le terrain. Les membres du groupe prennent donc leur mal en patience quand la défense et les unités spéciales sont appelées à travailler et, bien sûr, durant les pauses commerciales.

Le poids des meneuses de claque n'est pas un sujet tabou dans le circuit Goodell, au contraire. Il est bel et bien ancré dans les moeurs de ce domaine d'activités.

À Baltimore, elles se soumettent à des pesées afin de « maintenir un poids corporel idéal », selon ce qui est écrit dans le manuel des règlements des Ravens de 2009.

Les Bengals de Cincinnati sont d'autant plus précis à ce propos. Après qu'un « poids idéal » eut été établi, elles peuvent se permettre d'être 1,4 kg (3 lb) au-dessus ou au-dessous. Ni plus ni moins.

D'autres formations exigent que leurs meneuses de claque paient l'uniforme qui leur est imposé au coût de plusieurs centaines de dollars. Rappelons que leur salaire est généralement un tantinet supérieur au minimum fixé par l'État où elles habitent.

La liste de tâches comprend la vente de billets moitié-moitié et de calendriers ainsi qu'une présence aux événements caritatifs et aux tournois de golf de l'équipe.

Certains manuels offrent des conseils pour une bonne hygiène personnelle, tels que la manière appropriée pour insérer un tampon et les méthodes à préconiser afin de nous raser adéquatement. Parfois, elles se font interdire le port de pantalons de survêtement dans les lieux publics.

La stricte réglementation s'étend bien au-delà des frontières de la NFL.

Des formations ont leur mot à dire concernant les occupations extra-professionnelles des meneuses de claque, comme la limitation des activités sur les réseaux sociaux et le contrôle des personnes avec qui elles partagent des relations amoureuse et amicale.

Moins sévère à Montréal

Les équipes de la Ligue canadienne de football (LCF), dont les Alouettes, comptent également sur des meneuses de claque. Des 32 individus formant la délégation des Moineaux pour la saison à venir, on dénombre 7 hommes et 25 femmes.

De 2011 à 2016, moins une campagne, Érika Guimond a intégré la troupe montréalaise. Ses anciennes collègues et elle-même n'ont toutefois pas eu à monter sur le pèse-personne sur une base régulière.

« Il n'y a pas de pesées, je te dirais qu'ils sont vraiment respectueux, mais c'est sûr qu'il faut rester en forme, on est une équipe sportive professionnelle. C'est certain que si tu te mets à prendre 10 ou 15 lb et que tu sembles être un peu plus molle, ça se peut qu'on te dise de faire plus attention. »

Questionné au sujet d'une possible ligne de conduite à observer en ce qui a trait à l'hygiène corporelle, Érika Guimond s'est montrée stupéfaite et amusée : « Oh! mon Dieu, non! »

« L'entraîneuse nous disait tout le temps en niaisant de mettre du déodorant et de se raser, mais c'était sous la forme d'une blague. On est assez vieilles pour savoir quoi faire. Mais non, nous n'avions pas un code. »

Les meneuses de claque n'ont pas la permission de publier une photo aux couleurs des Moineaux sur quelconque réseau social.

« Tu as peut-être des photos quand tu fais le party sur ta page Facebook, mais tu ne veux pas nécessairement associer ça aux Alouettes. L'image est super importante, encore plus pour les filles que pour les gars », a commenté la coordonnatrice en stratégie de contenu et commercialisation chez Bell Média.

Elles devaient arriver au stade Percival-Molson deux heures et demie avant que la rencontre se mette en branle afin de s'entraîner sur le terrain et se mêler à la clientèle. La vente de calendriers et de billets moitié-moitié était incluse dans sa besogne habituelle.

« Il y a beaucoup de promotions aussi, comme les visites d'hôpitaux et d'écoles. Pour les événements corporatifs, si une compagnie veut nous avoir, on se déplace. Il y a aussi les fondations, les courses ou les marches, pour [...] toutes sortes de maladies », a-t-elle poursuivi.

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