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Le sous-financement flagrant des écoles dans les réserves autochtones

L'écart entre le financement fédéral accordé aux écoles administrées par les bandes autochtones et celui obtenu par les écoles des réseaux provinciaux continue de se creuser.

En février, l'ancien premier ministre canadien, Paul Martin, soulignait que le gouvernement fédéral dépensait de 30 % à 50 % de moins par élève dans les 500 écoles sises dans les réserves des Premières Nations que dans les écoles gérées par les provinces.

Un rapport publié cette semaine par le directeur parlementaire du budget (DPB), Jean-Denis Fréchette, lui donne raison.

À l’échelle nationale, l'écart entre le financement accordé aux écoles autochtones et celui que reçoivent les écoles des réseaux provinciaux était, en 2012-2013, de 300 à 595 millions de dollars.

Cet écart se creusera davantage en 2016-2017, selon monsieur Fréchette, qui prévoit qu’il se situera entre 336 et 665 millions de dollars.

Les élèves fréquentant les écoles administrées par les bandes sont les grands perdants de ce déséquilibre, comme le montre cet exemple ontarien présenté par le directeur parlementaire du budget.

Si, en 2012-2013, les écoles administrées par les bandes avaient été financées au moyen de la formule de financement de l’Ontario, elles auraient reçu de 21 000 $ à 25 000 $ par élève, un montant bien supérieur au taux par élève accordé par le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), soit 11 500 $ par élève.

Pourtant, le fonctionnement de ces écoles comporte des coûts plus élevés liés à leur isolement géographique, à des enjeux socio-économiques (frais d’entretien, de chauffage et d’approvisionnement) et à une plus grande demande en matière d'éducation spécialisée.

Ces lieux d’enseignement ont aussi de plus grandes difficultés à recruter et à maintenir en poste des enseignants qualifiés.

Selon le DPB, en octobre 2016, la Colombie-Britannique était la seule région à appliquer la formule de financement provinciale pour allouer les ressources aux écoles administrées par les bandes.

Jean-Denis Fréchette croit toutefois que la situation pourrait s'améliorer si le premier ministre Justin Trudeau respecte ses engagements d’investir la somme de 8,4 milliards de dollars sur cinq ans en éducation et infrastructures.

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