Retour

Le SPVM doit écarter son inspecteur-chef jusqu'à la fin de l'enquête, selon le syndicat

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) doit écarter son inspecteur-chef aux affaires internes de ses fonctions en attendant la conclusion de l'enquête criminelle de la Sûreté du Québec dont il est l'objet, affirme le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur.

« On parle d'allégations graves, on parle d'allégations d'avoir menti à un juge. Donc, minimalement, il devrait être déplacé de ses fonctions immédiatement, et ne plus participer à aucun comité où il doit analyser la probité de nos gens », a-t-il commenté en entrevue à Radio-Canada.

Selon lui, il est « tout à fait inconcevable » que l'inspecteur-chef demeure en poste. « M. Labos participait à des comités pour évaluer la probité de nos membres et les suspendait pour des infractions ou des allégations beaucoup moins graves que celles dont il fait l'objet », souligne-t-il.

« On est contre les suspensions », précise cependant M. Francoeur. « C'est pourquoi je demande au directeur qu'il prenne ses responsabilités, qu'il fasse preuve de jugement, et qu'il déplace M. Labos dans une autre fonction. »

Dans un communiqué publié un peu plus tôt, le président de la Fraternité indiquait que M. Labos « n'a pas la crédibilité ni la légitimité nécessaires » pour assumer le rôle qui lui est dévolu. Le fait qu'il soit maintenu dans ces fonctions, dénonçait-il, constitue « une situation absurde, aberrante et injustifiable ».

Selon M. Francoeur, la situation est d'autant plus problématique que ses membres ont déjà « perdu confiance dans le système d'enquêtes internes » du SPVM. En acceptant de le laisser en place, dit-il, le directeur Philippe Pichet « lance un très mauvais message à nos membres et au public ».

Selon les dernières informations, l'enquête de la SQ au sujet de M. Labos n'est toujours pas terminée. Les conclusions n'ont donc toujours pas été transmises au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Il reviendra au DPCP d'évaluer s'il y a lieu de déposer des accusations contre M. Labos.

Ni la SQ ni le SPVM n'ont voulu confirmer la nature de l'enquête, et encore moins commenter l'affaire. La commandante Marie-Claude Dandenault, du SPVM, s'est bornée à spécifier lundi que la tâche d'étudier les allégations faites à l'endroit d'un policier revient à un comité, qui doit décider s'il est justifié de le suspendre en bout de piste.

Avec les informations de Karine Bastien

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine