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Le tireur qui a fait 39 morts dans une discothèque d'Istanbul toujours recherché

Le président turc Recep Tayyip Erdogan estime que l'attaque qui a fait au moins 39 morts et 69 blessés dans une boîte de nuit d'Istanbul, où était célébré le Nouvel An, visait à « semer le chaos dans le pays ». Une chasse à l'homme est en cours pour en retrouver son ou ses auteurs.

« Ils œuvrent pour détruire le moral du pays et semer le chaos en ciblant des civils avec de telles attaques haineuses », a déclaré le président Erdogan, bien que l'attaque n'ait pas encore été revendiquée.

Un assaillant, déguisé en père Noël selon les médias turcs, a ouvert le feu, vers 1 h 15, heure locale. L'individu a d'abord abattu un policier et un civil à l'extérieur de la discothèque avant d'entrer et d'y faire la majorité de ses victimes.

Entre 500 et 800 personnes étaient à l'intérieur de la boîte de nuit Reina, située dans le quartier d'Ortaköy, au bord du Bosphore, dans la partie européenne de la ville, lors de l'attaque.

« Un terroriste avec une arme lourde a commis cet acte brutal et sauvage, en ouvrant le feu sur des innocents qui étaient là pour fêter la nouvelle année et s'amuser », a pour sa part dénoncé le gouverneur de la plus grande ville de Turquie, Vasip Sahin.

Parmi les victimes identifiées figurent 16 étrangers, dont des ressortissants de plusieurs pays arabes. Deux Israéliennes se trouvaient également dans la boîte de nuit visée par l'attaque; une a été blessée, l'autre a été tuée. La Belgique a aussi affirmé qu'un de ses ressortissants aurait été tué, alors que Paris a fait état de trois Français blessés et d'une Franco-Tunisienne tuée. Le mari de cette ressortissante française, qui est de nationalité tunisienne, a également été abattu, selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Quatre des blessés sont par ailleurs dans un état critique.

Le suspect court toujours

L'assaillant est toujours en fuite, selon le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu, qui a dit souhaiter le capturer rapidement.

Plusieurs dizaines d'ambulances et de véhicules de police ont été dépêchées sur les lieux.

Reina est l'une des boîtes de nuit les plus connues d'Istanbul. Elle est autant fréquentée par la population locale que par les touristes.

Certaines personnes se sont échappées des lieux en plongeant dans les eaux du Bosphore et ont été secourues par les policiers.

Sécurité renforcée

Un périmètre de sécurité a été établi sur trois kilomètres autour de la discothèque. La sécurité a par ailleurs été renforcée dans les grandes villes du pays, alors que des barrages ont même été établis sur les routes menant vers les principales places publiques d'Istanbul et de la capitale Ankara.

Les autorités avaient déjà déployé 17 000 policiers à Istanbul, certains déguisés en père Noël, d'autres en vendeurs de rue, afin d'encadrer les festivités du Nouvel An.

Réactions à l'étranger

La Maison-Blanche a indiqué que le président américain Barack Obama a présenté ses condoléances et a demandé à son équipe d'offrir de l'aide à la Turquie.

« Les États-Unis condamnent dans les termes les plus vifs l'horrible attaque terroriste contre une discothèque d'Istanbul », a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

« De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants », a-t-il ajouté.

« Il est difficile d'imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An », a pour sa part affirmé le président russe Vladimir Poutine.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a quant à lui déploré un « début [d'année] 2017 tragique » sur Twitter, des propos partagés par la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a qualifié l'attaque d'« horrible », sur Twitter, où il a aussi offert ses condoléances aux familles des victimes.

Le gouvernement canadien recommande par ailleurs de faire preuve de « grande prudence » en Turquie. Il appelle tous les Canadiens sur place à éviter le secteur de l'attaque et à suivre les indications des autorités locales.

Quant au président français François Hollande, il a condamné l'attentat « avec force et indignation »

Celui-ci survient alors que la Turquie est secouée depuis plus d'un an par une série d'attentats meurtriers, revendiqués par le groupe armé État islamique ou des rebelles kurdes.

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