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Le Venezuela augmente le salaire minimum de 50 %

Le Venezuela vient de décréter une augmentation de 50 % du salaire minimum, tandis que sa frontière avec la Colombie est partiellement rouverte, cette fois sur une base qui se veut permanente.

La hausse du salaire minimum prendra effet le 1er septembre dans un contexte d'inflation galopante qui a sensiblement amputé le pouvoir d'achat des habitants d'un pays en pleine crise économique depuis la chute des cours du pétrole.

Le salaire mensuel minimum sera porté à 22 577 bolivars, soit environ 35 dollars américains, selon le moins favorable des deux taux de change officiels, mais 23 dollars américains au taux du marché noir.

Si l'on ajoute à cette somme les coupons-repas, le salaire minimum atteindra 65 056 bolivars.

« C'est la troisième hausse [du salaire minimum] cette année », a souligné le président Nicolas Maduro lors d'une intervention à la télévision.

Les opposants au président vénézuélien soulignent que cette hausse du salaire est très insuffisante pour compenser les effets de l'inflation, qui a été de 181 % en 2015, selon des données officielles, la hausse du coût de la vie la plus importante de la planète.

La banque centrale du pays n'a pas publié de chiffres plus récents, ce qui témoigne, selon l'opposition, de la volonté de cacher des données économiques catastrophiques.

Ouverture de la frontière

Le Venezuela et la Colombie ont par ailleurs amorcé samedi la réouverture progressive de leur frontière commune, qui avait été fermée l'année dernière dans un effort pour combattre la contrebande.

Ils s'étaient engagés à le faire il y a quelques jours, après plusieurs réouvertures temporaires.

Les douaniers ont commencé à laisser traverser les piétons à 6 h, heure locale, en cinq points de la frontière, dans les États vénézuéliens de Tachira, d'Apure, de Zulia et d'Amazonas.

Trois heures plus tard, le ministère colombien des Affaires étrangères annonçait que quelque 11 500 Vénézuéliens avaient déjà traversé la frontière pour passer en Colombie, notamment pour aller s'approvisionner en nourriture et en médicaments.

Le président Maduro avait ordonné la fermeture de la frontière pour des raisons de sécurité le 19 août 2015, après qu'un groupe d'anciens paramilitaires colombiens présumés eurent attaqué une patrouille de l'armée vénézuélienne.

Les tensions entre les deux pays avaient ensuite pris de l'ampleur quand le Venezuela avait expulsé des milliers de Colombiens installés sur son territoire.

Le Venezuela, un des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a vu son économie s'effondrer avec le plongeon des cours du brut. Il souffre d'importantes pénuries.

Si le prix du baril de Brent est en hausse de 26 % depuis le début de l'année, il est encore en repli de plus de 60 % par rapport à son sommet de 2014.

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