Retour

Le Wapikoni mobile, partenaire officiel de l'UNESCO

L'organisme culturel Wapikoni mobile devient un partenaire de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Un texte de Hugo Prévost

Selon une déclaration transmise par voie de communiqué, le Wapikoni agira à titre consultatif auprès de l'UNESCO « pour faire entendre les voix des jeunes Autochtones sur les questions qui les concernent, notamment en matière de droits autochtones et de patrimoine immatériel ».

« Le Wapikoni travaille depuis plusieurs années au renforcement de ses liens avec la Commission canadienne de l'UNESCO et l’UNESCO », mentionne pour sa part Manon Barbeau, cofondatrice et directrice générale de l'organisme.

« Devenir un partenaire officiel de l’UNESCO représente l’aboutissement de tous les efforts des jeunes Autochtones à faire entendre leurs voix auprès d’instances décisionnelles sur la scène internationale ».

En entrevue avec Espaces autochtones, Mme Barbeau précise que l'un des avantages de ce partenariat sera de participer à divers événements portant sur les notions de culture autochtone et d'affirmation identitaire.

Le Wapikoni mobile mettra aussi à profit son expérience en matière de préservation du patrimoine, y compris le patrimoine immatériel que sont les oeuvres culturelles et la langue.

« C'est aussi une reconnaissance de tout ce que nous construisons depuis bientôt 15 ans avec les Autochtones », précise Mme Barbeau au bout du fil.

Fondé en 2004, le Wapikoni mobile se décline sous la forme de studios ambulants qui circulent dans les communautés autochtones et les centres urbains du pays, ainsi qu'à l'international, pour offrir aux jeunes des ateliers de création cinématographique et musicale.

En fin de compte, le projet vise à « permettre aux jeunes de se réapproprier leurs langues et leurs cultures, et en leur donnant les moyens de raconter eux-mêmes leur histoire », poursuit le communiqué.

À ce jour, le Wapikoni dit s'enorgueillir de quelque 1000 films et 600 musiques, et a remporté 152 prix et mentions dans divers festivals.

Ce patrimoine culturel, explique Mme Barbeau, « est le reflet de la culture autochtone, des langues patrimoniales », toutes des choses « qui méritent d'être conservées ».

Visibilité accrue

Si ce nouveau partenariat avec l'UNESCO n'est pas accompagné d'un volet financier, le Wapikoni mobile pourra néanmoins profiter du vaste réseau et des moyens de diffusion de l'agence des Nations unies pour faire rayonner les oeuvres de ses créateurs.

« Nous sommes déjà présents dans quelque 250 événements de diffusion par année, des festivals, des colloques, etc. L'UNESCO va permettre de décupler cela », confirme Mme Barbeau.

Pour la directrice de l'organisme, qui est elle aussi cinéaste, ce partenariat représente un jalon de plus dans le développement des activités de Wapikoni, à une époque où la jeune génération autochtone dispose d'outils et de ressources toujours plus importants pour protéger et disséminer sa culture.

« La jeune génération a la volonté de reprendre le flambeau; les jeunes s'impliquent, ils débordent d'idées et d'énergie. Ce sont les porte-étendard de leur propre culture », dit-elle.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine