Donald Trump célébrera samedi ses 100 premiers jours au pouvoir. Conscient des critiques des médias à l'endroit de son bilan, il a dénoncé l'aspect « ridicule » de ce cap symbolique. La Maison-Blanche n'en a pas moins vanté « 100 jours d'accomplissements historiques ». Tour d'horizon chiffré d'un bilan marqué par des revers importants et des changements de cap majeurs.

Un article de Sophie-Hélène Lebeuf

Une impopularité jamais vue à ce stade-ci d'un mandat présidentiel. Dès le lendemain de son investiture, environ 4 millions de personnes avaient participé à la Marche des femmes pour dénoncer son arrivée au pouvoir.

Annulation de mesures environnementales, relance du projet Keystone XL, retrait du Partenariat transpacifique : celui qui a souvent dénoncé les décrets de Barack Obama a d'un coup de crayon déboulonné l'héritage de son prédécesseur.

Malgré l'implication du président, les républicains ont dû retirer le projet de loi visant à abroger la loi sur l'assurance santé, auquel s'opposaient des élus de leur propre camp.

Des tribunaux fédéraux ont suspendu la première puis la deuxième mouture du décret visant à fermer les frontières aux ressortissants de pays à majorité musulmane. Le décret menaçant de geler les fonds fédéraux versés aux villes refuges a subi le même sort.

Sa promesse phare, visant à freiner l'immigration illégale et le trafic de drogues, tarde à se concrétiser. Après avoir martelé que la facture serait refilée au Mexique, Trump a tweeté que le voisin du Sud paierait « à une date ultérieure ».

Quatre commissions du Congrès étudient l'éventuelle ingérence russe dans la dernière campagne présidentielle. Au moins deux d'entre elles s'attardent à une coordination possible avec des membres de l'équipe Trump. C'est sans oublier l'enquête du FBI, en cours depuis l'été dernier.

Les États-Unis ont mené des frappes contre la base aérienne de Shayrat, en représailles à l'attaque chimique mortelle attribuée au régime de Bachar Al-Assad. En campagne, Donald Trump s'était pourtant opposé à toute implication américaine dans la guerre civile syrienne.

Sept dirigeants, dont Justin Trudeau, l'ont visité. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, Donald Trump a uniquement voyagé aux États-Unis, avec un penchant marqué pour la Floride, où se trouve sa propriété Mar-a-Lago. Il y a passé 25 jours.

« Je n'aurai pas le temps de jouer au golf », avait dit celui qui accusait le président Obama d'être trop souvent sur les terrains de golf. À cette date, son prédécesseur n'avait joué qu'une fois.

Une moyenne de 10 tweets par jour, parfois même envoyés aux petites heures, à partir de ses comptes présidentiel et personnel. Avec une propension marquée à s'en prendre aux médias, dont le « défaillant New York Times », et Barack Obama.

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